Ce rapport de 75 pages, intitulé « L’aluminium, angle mort du secteur automobile : Pourquoi les constructeurs automobiles devraient se soucier des conséquences de la production d’aluminium sur les droits humains », décrit les chaînes d’approvisionnement mondiales qui relient les constructeurs d’automobiles à des mines, à des raffineries et à des fonderies dans des pays comme la Guinée, le Ghana, le Brésil, la Chine, la Malaisie et l’Australie. Le rapport s’appuie sur des entretiens et sur de la correspondance avec neuf grands constructeurs d’automobiles : BMW, Daimler, Ford, General Motors, PSA (qui appartient désormais au groupe Stellantis), Renault, Toyota, Volkswagen et Volvo. Human Rights Watch et Inclusive Development International ont évalué comment l’industrie automobile fait face aux impacts de la production d’aluminium en matière de droits humains, de la destruction de terres agricoles et de la pollution de sources d’eau causées par les mines et les raffineries aux importantes émissions de gaz à effet de serre dues à l’électrolyse de l’aluminium. Trois autres constructeurs – BYD, Hyundai et Tesla – n’ont pas répondu à nos demandes d’informations.
Ce rapport de 100 pages, intitulé « Je ne me sentais pas comme un être humain : La détention des personnes migrantes au Canada et son impact en matière de santé mentale » (rapport complet en anglais, résumé et recommandations en français), établit que les personnes migrantes en détention, y compris celles ayant fui des persécutions pour venir chercher protection au Canada, sont régulièrement menottées, enchaînées, fouillées et enfermées avec un accès limité ou nul au monde extérieur. Leur date de libération n’étant pas définie, cette détention peut durer des mois, voire des années. Nombre de personnes migrantes sont incarcérées dans des prisons provinciales, aux côtés de parmi la population carcérale générale, et sont souvent mis en isolement cellulaire. De plus, les personnes en situation de handicap psychosocial font face à la discrimination tout au long du processus.
Ce rapport de 45 pages, intitulé « Ces flammes traversent tout : Le coût humain des armes incendiaires et les limites du droit international Résumé », décrit les blessures immédiates et les dégâts physiques, psychologiques et socioéconomiques durables causés par les armes incendiaires, notamment par les projectiles au phosphore blanc, utilisés par les parties à des conflits récents. Les États devraient réviser et renforcer le traité international régissant ces armes, qui incinèrent les personnes et carbonisent les structures et les biens civils, a conclu Human Rights Watch.
Ce rapport de 51 pages, intitulé « “Ils ont laissé les gens s’entretuer” : Violences à Nzérékoré lors du référendum constitutionnel et des élections législatives en Guinée », documente des violences lors desquelles au moins 32 personnes ont été tuées et plus de 90 blessées. Les affrontements entre partisans du gouvernement et de l’opposition ont rallumé de vieilles tensions politiques et ethniques. Les forces de sécurité déployées pour assurer la sécurité des opérations de vote n’ont pas pris de mesures suffisantes pour empêcher ces meurtres, ni des destructions généralisées de biens. En outre, elles ont elles-mêmes tué deux personnes, et ont passé à tabac et arrêté arbitrairement des dizaines d’hommes, a constaté Human Rights Watch.
The 55-page report, “Stopping Killer Robots: Country Positions on Banning Fully Autonomous Weapons and Retaining Human Control,” reviews the policies of the 97 countries that have publicly elaborated their views on killer robots since 2013. The vast majority regard human control and decision-making as critical to the acceptability and legality of weapons systems. Most of these countries have expressed their desire for a new treaty to retain human control over the use of force, including 30 that explicitly seek to ban fully autonomous weapons.
Le rapport de 44 pages, « ‘Ils nous parlent comme à des chiens’ : Contrôles de police abusifs en France », décrit des contrôles policiers sans fondement ciblant les minorités, y compris des enfants âgés de seulement dix ans, des adolescents et des adultes. Ces contrôles comprennent souvent une palpation corporelle intrusive et humiliante ainsi que la fouille des effets personnels. La plupart des contrôles ne sont jamais enregistrés, les policiers ne fournissent pas de documentation écrite, de même qu’ils expliquent rarement pourquoi les personnes sont contrôlées, et les mesures visant à accroître la responsabilisation se sont montrées inefficaces. Plusieurs des enfants et adultes interviewés pour cette recherche ont témoigné que les policiers avaient employé des injures racistes
Le rapport de 113 pages, intitulé « ‘Leur combat contre l’éducation’ : Attaques commises par des groupes armés contre des enseignants, des élèves et des écoles au Burkina Faso », documente des dizaines d’attaques perpétrées par des groupes armés islamistes contre le secteur de l’éducation entre 2017 et 2020, dans six des 13 régions du pays. Ces groupes ont tué, battu, enlevé et menacé des professionnels de l’éducation ; intimidé des élèves ; terrorisé des parents d’élèves afin qu’ils n’envoient pas leurs enfants à l’école ; et endommagé, détruit et pillé des écoles.
Le rapport de 60 pages, intitulé « ‘‘Nous devons tout abandonner’’ » : Impact du barrage de Souapiti sur les communautés déplacées » révèle que les communautés réinstallées, contraintes de quitter leurs foyers et leurs terres agricoles ancestrales, peinent à nourrir leurs familles, à rétablir leurs moyens de subsistance et à vivre dignement.
Des groupes armés ont tué des centaines de civils dans le centre du Mali en 2019, ce qui en fait l’année la plus meurtrière pour les civils depuis l’éruption, en 2012, de la crise politique et militaire dans ce pays. Human Rights Watch a mené des recherches au sujet des exactions, et émet plusieurs recommandations visant à mettre fin au cycle de violence en évitant le risque de nouveaux abus lors de ripostes.
Le rapport documente la détention arbitraire d’enfants des rues pendant des périodes allant jusqu’à six mois au Centre de transit de Gikondo, à Kigali, la capitale. Il fait suite à trois rapports de Human Rights Watch publiés en 2006, 2015, et 2016 sur les centres de transit, y compris Gikondo, où les mauvais traitements et les passages à tabac sont courants. Depuis 2017, un nouveau cadre légal et des politiques dans le cadre de la stratégie du gouvernement visant à « éradiquer la délinquance » ont été adoptés pour légitimer et réglementer la détention dans ces soi-disant centres de transit. Mais en réalité, cette nouvelle législation offre une couverture à la détention arbitraire continue et aux violations à l’encontre des détenus, y compris des enfants.
Le rapport analyse la politique, la programmation et les efforts judiciaires du gouvernement sénégalais de 2017 à 2019 pour lutter contre les abus. Ayant constaté l’insuffisance de ces efforts, les deux organisations ont proposé une feuille de route pour mettre fin à la mendicité forcée et aux conditions abusives dans les écoles coraniques, appelées daaras.
Le rapport documente la campagne orchestrée par le parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), avec la ligue des jeunes du parti et les autorités locales pour recueillir des contributions « volontaires » auprès de la population. Human Rights Watch a constaté que des personnes ont été forcées de payer plusieurs fois ou de payer plus que le montant officiellement demandé, ou qu’elles n’ont pas obtenu de reçu, ce qui a aggravé la situation.
Le rapport de 80 pages montre que les évaluateurs, dont le travail consiste à certifier la minorité d’un enfant, c’est-à-dire qu’il a moins de 18 ans, ne se conforment pas aux normes internationales. Human Rights Watch a constaté que les évaluateurs utilisent diverses justifications pour refuser d’octroyer une protection aux enfants, telles que des erreurs minimes de dates, une réticence à aborder dans le détail des expériences particulièrement traumatisantes, des objectifs de vie jugées irréalistes, ou encore le fait d’avoir travaillé dans le pays d’origine ou au cours du parcours migratoire.
Près de dix ans après la publication du premier rapport de Human Rights Watch consacré aux abus perpétrés à l’encontre d’enfants talibés au Sénégal, l’ampleur des exactions reste alarmante. Plus de 100 000 enfants talibés vivant dans des écoles coraniques traditionnels sont contraints de mendier quotidiennement par leurs maîtres coraniques. Ce rapport documente de nombreux abus graves perpétrés à l’encontre d’enfants talibés en 2017 et 2018 par des maîtres coraniques ou leurs assistants, y compris la mendicité forcée, des passages à tabac, des abus sexuels, l’enchaînement, la séquestration et les décès de 16 enfants talibés résultant de mauvais traitements, d’actes de négligence ou d’une mise en danger. Le rapport documente également la traite des personnes et les dangers associés à la migration des talibés.
Ce rapport analyse plus de 40 meurtres commis par des groupes armés islamistes et ciblant surtout des personnes suspectées de collaborer avec le gouvernement, mais aussi l’exécution par les forces de sécurité burkinabées de plus de 115 hommes accusés de soutenir ou d’héberger les islamistes armés. Le gouvernement burkinabé a promis d’enquêter sur ces allégations. Les acteurs internationaux clés, comme le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui doit se rendre au Burkina Faso fin mars, devraient presser le gouvernement d’aller jusqu’au bout de cet engagement.