La transition démocratique du Soudan demeure fragile, avec des progrès limités en matière de réformes dans le domaine des droits humains. L'impunité pour les auteurs d'abus passés et actuels, y compris les Forces de soutien rapide, est toujours la norme. Des manifestations à l'échelle nationale avaient eu lieu dans un contexte de situation économique aggravée et de tensions politiques croissantes.

Suite à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU de mettre fin au mandat de sa mission conjointe avec l’Union africaine au Darfour (MINUAD), la violence intercommunautaire s'est accrue dans cette région située dans l’ouest du pays. La nouvelle mission politique de l'ONU établie pour soutenir la transition politique n'avait pas pour mandat de fournir une protection physique aux civils.

Bien que les dirigeants soudanais se soient engagés à coopérer avec la Cour pénale internationale, l'ancien président Omar el-Béchir et deux autres inculpés de la CPI sont toujours détenus à Khartoum. Ali Kushayb, un ancien chef Janjawid, s'est rendu à La Haye le 9 juin 2020.

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