Burundi

Les services de sécurité burundais et des Imbonerakure, membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, continuent de commettre des exécutions sommaires, des viols, des enlèvements, des passages à tabac et des actes d’intimidation contre des opposants politiques présumés. Un référendum constitutionnel en mai 2018 permet au président Pierre Nkurunziza de rester potentiellement au pouvoir jusqu’en 2034 et pourrait conduire au démantèlement des éléments de partage du pouvoir qui étaient au cœur des accords de paix d’Arusha de 2000. L’Etat de droit et le système judiciaire sont affaiblis alors que des meurtres et d’autres crimes violents sont commis sans qu’aucune enquête ne soit menée par les autorités ou que leurs auteurs n’en subissent les conséquences. La société civile et les médias locaux et internationaux sont incapables de travailler de manière indépendante et ont été interdits, forcés de fermer leurs portes ou sont incapables de critiquer le gouvernement.