Au Mexique, des policiers, des procureurs et des militaires, tout comme des groupes criminels, commettent régulièrement des violations graves et généralisées des droits humains. Il s’agit notamment de détentions arbitraires, d’actes de torture, d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, d’abus contre les migrants et des attaques contre des journalistes et des défenseurs des droits humains. Ces crimes ne font que rarement l'objet d'enquêtes ni de sanctions. Malgré de nombreuses preuves de violations des droits humains commises par les forces armées, les gouvernements successifs depuis le milieu des années 2000 ont élargi leur rôle pour y intégrer la lutte contre le crime organisé, le contrôle de l'immigration irrégulière et le remplacement de forces de l'ordre civiles dans de nombreuses régions du pays. Le gouvernement n'a pas pris de mesures suffisantes pour limiter la propagation de Covid-19, entraînant l'un des taux de mortalité les plus élevés au monde.

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