Pour démontrer une approche alternative efficace, Human Rights Watch a collaboré avec le Centre de crise Gerstein, un centre communautaire de réponse aux crises de santé mentale à Toronto qui fournit des services non médicaux fondés sur le consentement, , tenant compte des traumatismes et axés sur la réduction des préjudices. Le rapport de 33 pages, intitulé « Mental Health Crisis Support Rooted in Community and Human Rights » (« Un soutien en cas de crise en santé mentale ancré dans la communauté et les droits humains »), présente un cadre viable et reproductible pour une approche holistique de la réponse aux crises de santé mentale qui favorise l'autonomie de l'individu en crise.
Le rapport de 22 pages, intitulé « “Working On Oil is Forbidden”: Crackdown Against Environmental Defenders in Uganda » (« “Travailler sur les questions de pétrole, c’est interdit” : Répression contre les défenseurs de l'environnement en Ouganda » - résumé et recommandations en français), documente les restrictions imposées par le gouvernement ougandais à la liberté d’expression, d’association et de réunion liées à l’exploitation pétrolière, notamment le projet d’Oléoduc de pétrole brut d’Afrique de l’Est (East Africa Crude Oil pipeline, EACOP). Des organisations de la société civile et des défenseurs de l'environnement signalent régulièrement avoir été harcelés et intimidés, détenus illégalement ou arrêtés arbitrairement.
Dans le rapport de 129 pages, intitulé « “Rejoins-nous ou tu mourras” : La répression extraterritoriale exercée par le Rwanda », Human Rights Watch documente un large éventail de tactiques qui, lorsqu’elles sont utilisées conjointement, forment un écosystème mondial de répression, visant non seulement à museler les voix dissidentes, mais aussi à dissuader les détracteurs potentiels. La combinaison de la violence physique, y compris les meurtres et les disparitions forcées, de la surveillance, du recours abusif aux organismes d’application de la loi – à la fois nationaux et internationaux –, des abus à l’encontre des proches au Rwanda et des atteintes à la réputation par le biais du harcèlement en ligne constitue une tentative évidente d’isoler les détracteurs potentiels.
Le rapport de 98 pages, intitulé « “Vivre un cauchemar” – Face à une crise qui s’aggrave, la situation en Haïti nécessite une réponse urgente fondée sur les droits humains », documente les abus commis par des groupes criminels et l’inaction de l’État dans quatre communes de la métropole de Port-au-Prince – Cabaret, Cité Soleil, Croix-des-Bouquets, et Port-au-Prince même – entre janvier et avril 2023. En Haïti, l’État est quasiment absent, l’impunité règne et près de la moitié de la population est en situation d’insécurité alimentaire grave. Human Rights Watch a par ailleurs analysé les crises humanitaires, politiques et judiciaires qui touchent le pays, ainsi que les abus des interventions internationales passées et l’héritage sur le long terme de l’esclavage, de l’exploitation et des abus des puissances coloniales.
Le rapport de 47 pages, intitulé « “Notre confiance est brisée” : Perte de terres et de moyens de subsistance au profit d’un projet d’exploitation pétrolière en Ouganda » documente le processus d'acquisition de terrains pour l'un des plus grands projets d'infrastructure de combustibles fossiles en construction dans le monde. Le développement du champ pétrolifère, qui entraînera à terme le déplacement de plus de 100 000 personnes, est bien engagé. Bien que 90 % des personnes qui perdront des terres à cause du projet aient reçu une indemnisation de la part de TotalEnergies EP Ouganda, le projet a souffert de retards de plusieurs années dans le paiement des indemnisations, ainsi que d’indemnisations insuffisantes.
Le rapport de 135 pages, intitulé « “All This Terror Because of a Photo”: Digital Targeting and Its Offline Consequences for LGBT People in the Middle East and North Africa » (« ‘‘Toute cette terreur à cause d’une photo’’: Le ciblage en ligne et ses conséquences hors ligne pour les personnes LGBT au Moyen-Orient et en Afrique du Nord » - résumé et recommandations en français), examine la pratique du ciblage en ligne par les forces de sécurité et ses conséquences considérables dans la vie réelle – notamment la détention arbitraire et la torture – dans cinq pays : l’Égypte, l’Irak, la Jordanie, le Liban et la Tunisie. Le rapport montre comment des forces de sécurité utilisent le ciblage en ligne pour recueillir, voire créer des preuves en vue d’ouvrir des poursuites.
Ce rapport examine la violence et la discrimination anti-LGBT dans 26 pays. Human Rights Watch a regardé au-delà de la criminalisation des comportements homosexuels pour analyser comment les régimes juridiques sexistes et patriarcaux tels que la tutelle masculine, les lois inégales en matière de succession et la discrimination à l'égard des femmes célibataires violent les droits des personnes LBQ+ et les laissent dans une situation de désavantage significatif dans pratiquement tous les aspects de la vie. leurs vies. En plus des violences physiques et sexuelles de la part des membres de leur famille, des forces de sécurité et autres, les personnes LBQ+ sont confrontées à une discrimination au travail, en matière de droits fonciers et de propriété, de services de fertilité, de migration et de réinstallation, ainsi qu'à un accès inégal à la justice.
Le rapport de 106 pages, intitulé « “Il t’a frappée, et alors ?” : Lutter contre les violences domestiques en Tunisie », a révélé que malgré l'engagement de certains responsables et l’adoption de l'une des législations les plus strictes contre les violences domestiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l’application insuffisante de cette loi expose les femmes aux risques de violences. Les autorités ne réagissent pas, n'enquêtent pas, n'offrent pas systématiquement de protection aux femmes qui dénoncent des violences, et le manque de financement des services de soutien, notamment des centres d’hébergement, a laissé de nombreuses survivantes sans aucune échappatoire.
Dans le rapport de 143 pages, intitulé « “D’une manière ou d’une autre, ils t’auront” : Manuel des techniques de répression au Maroc », Human Rights Watch documente une série de techniques qui, lorsqu'elles sont employées en combinaison, forment un écosystème de répression visant non seulement à museler les voix critiques, mais aussi à effrayer tous les détracteurs potentiels de l’État. Parmi ces techniques : des procès inéquitables soldés par de longues peines de prison pour des accusations criminelles sans rapport avec le travail ou les positions politiques des individus ciblés, des campagnes de harcèlement et de diffamation dans des médias alignés sur l'État et le ciblage de membres des familles des opposants. Les détracteurs de l'État ont également fait l'objet de surveillance vidéo et numérique et, dans certains cas, d'intimidations physiques et d'agressions sur lesquelles la police n'a pas enquêté sérieusement.
Le rapport de 174 pages, intitulé « ‘Comment pouvez-vous nous renvoyer ?’ : Des demandeurs d'asile maltraités aux États-Unis et expulsés vers des situations d’abus au Cameroun », retrace ce qui est arrivé aux quelque 80 à 90 Camerounais expulsés des États-Unis sur deux vols en octobre et novembre 2020, et d'autres expulsés en 2021 et 2019. Les personnes renvoyées au Cameroun ont fait l'objet d'arrestations et de détentions arbitraires ; de disparitions forcées ; de torture, viol et autres violences ; d’extorsion ; de poursuites injustes ; de confiscation de leurs cartes d'identité nationales ; de harcèlement ; et d’abus contre leurs proches. Beaucoup ont également déclaré avoir subi une force excessive, une négligence médicale et d'autres mauvais traitements lors de leur détention par les Services d’immigration et de douane (Immigration and Customs Enforcement, ICE) aux États-Unis.
Le rapport de 131 pages, intitulé « "Ils détruisent notre avenir" : Attaques des séparatistes armés contre des élèves, des enseignants et des écoles dans les régions anglophones du Cameroun » (résumé et recommandations en français), documente des dizaines d’attaques contre l’éducation en général, menées par des groupes séparatistes armés dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest entre mars 2017 et novembre 2021. Ces groupes ont tué, battu, enlevé, menacé et terrorisé des élèves et des professionnels de l’éducation, harcelé et intimidé des familles pour qu’elles retirent leurs enfants de l’école, et brûlé, détruit, endommagé et pillé des établissements scolaires.
Le rapport de 86 pages, intitulé « Enforced Misery: The Degrading Treatment of Migrant Children and Adults in Northern France (« Infliger la détresse: Le traitement dégradant des enfants et adultes migrants dans le nord de la France »), documente les opérations répétées d’expulsion massive, le harcèlement policier quasi quotidien et les restrictions pesant sur la délivrance d’aide humanitaire et sur l’accès à cette aide. Les autorités mettent en œuvre ces pratiques abusives principalement dans le but de forcer les personnes à partir ailleurs, sans résoudre leur statut migratoire ni l’absence d‘abri et sans dissuader de nouvelles arrivées.