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Les forces de sécurité congolaises ont arrêté une dizaine de jeunes activistes mardi à Kinshasa, devant l’immeuble où les évêques catholiques assurent la médiation du dialogue entre la coalition au pouvoir et l’opposition, destiné à résoudre l’impasse politique dans laquelle se trouve la RD Congo. Au moins six d’entre eux sont toujours en détention. Le second et dernier mandat du Président Joseph Kabila autorisé par la constitution prend fin le 19 décembre.

Des activistes pro-démocratie ont organisé un sit-in devant le siège de la CENCO à Kinshasa, appelant tous les participants au dialogue à respecter la constitution, le 13 décembre 2016. © 2016 Privé

Filimbi et d’autres mouvements de jeunes avaient organisé un sit-in pacifique pour appeler tous les participants au dialogue à respecter la constitution, notamment pour appeler Joseph Kabila à quitter ses fonctions à la fin de son mandat lundi prochain.

Carbone Beni, représentant de Filimbi pour Kinshasa, faisait partie des personnes arrêtées. Le 19 novembre, des assaillants inconnus l’avaient enlevé et violemment passé à tabac avant de le relâcher le lendemain matin. 

Le 11 décembre, la police a mis fin à un concert prévu par Filimbi à Masina, quartier de Kinshasa : elle a démonté le podium, saisi les instruments de musique et arrêté au moins six musiciens, toujours en détention à ce jour. Le concert était organisé pour sensibiliser à la campagne « Bye Bye Kabila » lancée par des mouvements de jeunes le 26 novembre.

Dans l’est de la RD Congo, neuf membres du mouvement de jeunes LUCHA arrêtés à Goma et à Bunia fin octobre sont toujours en détention.

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