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Tôt dans la matinée d'aujourd'hui, des assaillants non identifiés ont incendié le portail d'entrée de la maison du dirigeant d'opposition Gabriel Kyungu dans la ville de Lubumbashi, dans le sud de la République démocratique du Congo. Depuis qu'il a quitté le parti au pouvoir en septembre 2015 pour rejoindre la coalition d'opposition G7, Gabriel Kyungu, âgé de 78 ans et fondateur de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC), a été soumis à un harcèlement continu de la part des autorités.

Le portail d'entrée de la maison du dirigeant congolais d'opposition Gabriel Kyungu (située à Lubumbashi dans le sud du pays), qui a été partiellement incendié tôt dans la matinée du 30 novembre 2016. © 2016 Privé
 

Le 25 novembre, une commission parlementaire a été créée pour déterminer s'il convenait de priver Gabriel Kyungu de son immunité politique sur la base d'allégations selon lesquelles il aurait insulté le président Joseph Kabila en avril.

Le 19 novembre, des dizaines d'assaillants non identifiés ont saccagé les maisons de Mwando Simba, un des dirigeants de la coalition d'opposition G7, et de son fils, le parlementaire Christian Mwando, également à Lubumbashi. Le même jour, la police a encerclé la résidence de Gabriel Kyungu, ce qui correspond à une tactique d'intimidation communément utilisée contre des dirigeants d'opposition.

Cette semaine également, les autorités ont remis mardi en liberté provisoire Bruno Tshibala, secrétaire général adjoint d'un des principaux partis d'opposition, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UPDS), et porte-parole du Rassemblement, une coalition d'opposition. Les responsables de l'immigration l'avaient arrêté le 9 octobre à l'aéroport international de Kinshasa alors qu'il s'apprêtait à prendre un avion en direction de Bruxelles. Il demeure accusé de complot en vue de commettre un massacre et des actes de pillage et de destruction, accusations qui apparaissent motivées par des considérations politiques.

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