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Les autorités congolaises ont poursuivi leurs mesures de répression de la dissidence politique, arrêtant plus d’une dizaine de membres de l’opposition avant les manifestations prévues pour demain.

Parmi les personnes arrêtées jeudi soir figurent quatre membres du « Rassemblement » de l’opposition à Kinshasa et une dizaine d’autres, dont certains membres du parti d’opposition Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), à Lubumbashi. Deux autres membres de l’UDPS ont été arrêtés cet après-midi par des militaires dans la commune de Limete à Kinshasa.

Plus tôt jeudi, la police à tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des sympathisants de l’UDPS, alors que ces derniers distribuaient des tracts afin de mobiliser les gens pour la manifestation.

Le Rassemblement a appelé à manifester demain pour signifier au président Joseph Kabila un « carton jaune final », référence à l'avertissement utilisé en football, exactement un mois avant la fin de son deuxième et dernier mandat autorisé par la constitution.

À Kinshasa, les représentants du gouvernement affirment que l’interdiction de toute manifestation politique – annoncée après les manifestations de septembre – est toujours en vigueur, et les autorités de Lubumbashi ont aussi annoncé qu’il n’est pas autorisé d’y manifester.

Après le brouillage temporaire de Radio Okapi, qui est soutenue par les Nations Unies, et la coupure totale du signal émetteur de Radio France Internationale (RFI) à Kinshasa depuis maintenant 13 jours, les signaux radio de RFI depuis Brazzaville – voisine de Kinshasa – (que de nombreuses personnes de l’autre côté du fleuve parviennent à écouter) et de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF) sont aussi brouillés depuis ce matin.

Ces dernières mesures interviennent après la nomination surprise hier de Samy Badibanga, président du groupe parlementaire « UDPS et alliés », composé de membres dissidents du parti UDPS, au poste de Premier ministre du nouveau gouvernement, dont la composition complète devrait être annoncée dans les jours à venir.

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Les autorités congolaises ont poursuivi leurs mesures de répression de la dissidence politique, arrêtant plus d’une dizaine de membres de l’opposition avant les manifestations prévues pour demain.