Des manifestants réclamant des réformes à Bahreïn scandent des slogans face à des policiers anti-émeute dans la capitale du royaume, Manama, le 13 mars 2011.

© 2011 Reuters

(Manama, le 16 mars 2011) - L'imposition de la loi martiale à Bahreïn, décrétée au lendemain du déploiement de forces armées saoudiennes sur le territoire à la demande du roi, n'exempte pas cet État de son obligation de respecter les droits humains fondamentaux de tous ses citoyens en vertu du droit international, a rappelé Human Rights Watch aujourd'hui.

Le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa a proclamé l'état d'urgence pour une période de trois mois le mardi 15 mars, au lendemain de l'arrivée de convois militaires en provenance de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, deux alliés de Bahreïn qui siègent également au Conseil de coopération du Golfe. Ces troupes armées ont pénétré en territoire bahreïnien après que cet État eut réclamé une aide militaire pour venir au bout des manifestations contre le gouvernement qui ont débuté en février. Quelques heures avant la proclamation de l'état d'urgence le 15 mars, la police anti-émeute a été impliquée dans des violences dans plusieurs villages chiites, qui ont fait au moins deux morts et des centaines de blessés.

« L'état d'urgence proclamé par le roi Hamad ne doit pas être un chèque en blanc permettant aux autorités de commettre toutes sortes d'exactions », a souligné Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « La communauté internationale aura les yeux rivés sur Bahreïn pour s'assurer que ce pays respecte les droits fondamentaux de tous ses citoyens. »

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