(Washington, DC) – Le président Donald Trump a annoncé le 24 juillet 2026 que les États-Unis envisageaient de lancer « une attaque massive » contre l’Iran à la suite de la rupture du cessez-le-feu et du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran. Les dirigeants américains et iraniens ont menacé de riposter et d’attaquer des cibles pouvant être des infrastructures civiles, en violation du droit de la guerre.
Le 23 juillet, Trump a déclaré : « À partir de maintenant, chaque fois que la République islamique d’Iran tirera sur un navire dans le détroit d’Ormuz, que ce soit à l’aide d’un missile, d’une roquette, d’un drone ou de tout autre dispositif ou arme, les États-Unis bombarderont et détruiront UN PONT OU UNE CENTRALE ÉLECTRIQUE, y compris ceux situés à proximité ou à l’intérieur de la capitale, Téhéran. »
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a publié un message sur X le 22 juillet dans lequel il déclarait : « Si notre sécurité n’est pas assurée, aucune infrastructure ne sera à l’abri. »
Le droit de la guerre interdit les attaques délibérées contre des biens de caractère civil ainsi que les attaques dont les dommages attendus à l’égard des civils dépassent les avantages militaires directs escomptés. Les personnes qui commettent de graves violations du droit de la guerre avec une intention criminelle — c’est-à-dire de manière délibérée ou par imprudence — se rendent coupables de crimes de guerre.
La citation suivante peut être attribuée à Balkees Jarrah, directrice pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Human Rights Watch :
« Les dirigeants américains et iraniens menacent de mener des attaques délibérées contre des infrastructures civiles à la suite des récents affrontements entre les deux pays, au cours desquels leurs forces ont illégalement attaqué des civils et des biens civils en Iran, dans les pays du Golfe et en Israël. Les autres pays devraient faire clairement savoir aux États-Unis et à l’Iran que les responsables de crimes de guerre seront traduits en justice, y compris par le biais de la compétence universelle. »