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Iran : Aucune perspective de justice alors que les atrocités et les crimes liés au conflit se poursuivent

Déclaration orale de HRW au Conseil des droits de l’homme de l’ONU (HRC63), lors du Dialogue interactif avec la Mission d’enquête internationale indépendante sur l’Iran

Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'exprimait lors de l'ouverture de la 61ème session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, le 23 février 2026.  © 2026 Valentin Flauraud/Keystone via AP Photo

Déclaration orale de Human Rights Watch au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, lors du Dialogue interactif avec la Mission d’enquête internationale indépendante sur l’Iran, tenu le 21 septembre 2026 dans le cadre de la 63ème session du CDH (à 2:09 de la vidéo). 

Monsieur le Vice-Président,

« Le jour où ils l’ont tuée, c’était comme s’ils nous avaient tous tués. » 

Ce sont les mots d’un proche d’une jeune femme tuée par les forces de sécurité le 8 janvier, pour être descendue dans la rue afin de réclamer un avenir meilleur. 

Plus de neuf mois se sont écoulés depuis que sa famille a récupéré son corps parmi un tas de sacs mortuaires. Elle, et d'innombrables autres victimes des crimes commis par les autorités depuis des décennies, continuent d’être privées de justice.

Les atrocités de janvier n'ont pas cessé. Les arrestations massives, la torture et les poursuites injustes continuent. En moyenne, un manifestant par semaine a été envoyé à la potence depuis mars. De nombreux manifestants demeurent sous la menace imminente d'une exécution.

Et depuis le début du conflit, la population iranienne fait désormais face à un double risque : d’une part de nouveaux bains de sang commis par son propre gouvernement, et d’autre part des abus, notamment de possibles crimes de guerre, commis par Israël et les États-Unis.

Les autorités iraniennes se sont servies du prétexte de la sécurité nationale pour éliminer davantage la dissidence. Les responsables sont si enhardis qu’ils ont explicitement averti que les forces de sécurité avaient « le doigt sur la gâchette », prêtes à tirer sur quiconque oserait manifester.

Il n’existe actuellement aucune perspective de justice en Iran. Le système judiciaire lui-même est un mécanisme de répression. C’est pourquoi nous appelons les États à agir sur la base des recommandations de Mission d'établissement des faits (Fact-Finding Mission, FFM), en matière de justice et de reddition de comptes.

Une action concrète et urgente est nécessaire pour protéger la population contre les atrocités et pour que les responsables répondent de leurs actes par le biais de poursuites pénales.

Nous souhaiterions demander à la FFM de préciser les mesures immédiates et à moyen terme qui pourraient être prises à cet égard. 

Merci.

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