Manifestation contre les arrestations d’activistes tatars en Crimée, tenue sur la Place Rouge à Moscou le 10 juillet 2019.

© 2019 Alexandra Krylenkova

(Berlin, le 12 juillet 2019) - Les autorités russes ont porté des accusations terroristes non fondées contre 24 Tatars de Crimée, dont 20 ont été arrêtés au cours de perquisitions de leurs domiciles menées au fin du  mois de mars, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Des agents des services de sécurité ont torturé quatre hommes, empêché les avocats de se rendre sur les lieux des perquisitions, et placé des fausses preuves dans certains lieux.

Les Tatars de Crimée sont une minorité ethnique musulmane de cette péninsule de Crimée, dont de nombreux membres s'opposent ouvertement à l'occupation russe qui a débuté en 2014. Les autorités russes devraient libérer les activistes emprisonnés et cesser de se servir de lois antiterroristes pour étouffer la liberté d’opinion, d’expression et de religion dans cette région, selon Human Rights Watch.

« Les autorités russes cherchent à présenter les Tatars de Crimée opposés à l'occupation russe comme des "terroristes" et des "extrémistes" », a déclaré Hugh Williamson, directeur de la division Europe et Asie centrale de Human Rights Watch. « Les autorités russes en Crimée se servent d’accusations de terrorisme en tant qu’outil de répression commode. »

Communiqué complet en anglais :

www.hrw.org/news/2019/07/12/crimean-tatars-face-unfounded-terrorism-charges

Crimée : Arrestations abusives par les autorités russes

(Vidéo, sous-titres via cc) – En Crimée, territoire annexé par la Russie en 2014, les autorités ont arrêté 24 activistes qui tentaient de signaler des abus commis dans cette région. HRW appelle à leur libération et à l'abandon des accusations de "terrorisme" les visant, en l'absence de preuves valables.

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