La journaliste azerbaïdjanaise Khadija Ismayilova.

© Jahangir Yusif

(New York, le 1er septembre 2015) – Le verdict prononcé le 1er septembre contre la journaliste d'investigation azerbaïdjanaise Khadija Ismayilova par un tribunal de Bakou a été basé sur de fausses accusations d'évasion fiscale et d'autres délits économiques, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.

Khadija Ismayilova a été condamnée à sept ans et demi de prison à l’issue de poursuites judiciaires basées sur des motifs politiques, un procès entaché d’irrégularités, et une campagne orchestrée par les autorités pour la discréditer. Elle a été acquittée d’un chef d’accusation selon lequel elle aurait incité une autre personne à se suicider. Les autorités azerbaïdjanaises devraient selon Human Rights Watch immédiatement annuler la condamnation de Khadija Ismayilova et la remettre en libérté.

« Le verdict scandaleux prononcé contre Khadija Ismayilova reflète la volonté des autorités azerbaïdjanaises de subvertir la loi afin d’etouffer toute voix critique », a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. « Sa condamnation devrait être immédiatement annulée. »

Le mois dernier, Khadjia Ismayilova a été nommée co-lauréate du Prix Alison Des Forges, décerné chaque année par Human Rights Watch à des défenseurs exceptionnels des droits humains, en hommage à son courage exemplaire en tant que journaliste prête à exposer et dénoncer la forte répression de la liberté d'expression en Azerbaïdjan.

 

Communiqué intégral en anglais :

https://www.hrw.org/news/2015/09/01/azerbaijan-prominent-journalist-convicted-flawed-trial

 

Azerbaïdjan : Condamnation injuste de Khadija Ismayilova

Le 1er septembre 2015, la journaliste azerbaïdjanaise Khadija Ismayilova – colauréate du Prix Alison Des Forges décerné par HRW – a été condamnée à 7 ans et demi de prison par un tribunal de Bakou. Il s’agit d’une injustice flagrante, ainsi que l’explique Kenneth Roth, directeur exécutif de HRW, qui appelle les pays de l’UE à faire pression sur l’Azerbaïdjan afin d’obtenir la libération de Khadija Ismayilova et d’autres prisonniers politiques.

 

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L’Express/AFP 01.09.15