Le journaliste et activiste kirghize Azimjon Askarov, emprisonné depuis juin 2010, photographié derrière des barreaux lors d’une audience d’un tribunal de Bichkek, au Kirghizistan, le 11 octobre 2016.

© 2016 AP Photo/Vladimir Voronin

Cette semaine au Kirghizistan, l’avocat d’un défenseur des droits humains malade ayant déjà passé près de 10 ans en prison plaidera pour sa libération, devant la Cour suprême de ce pays.

Azimjon Askarov, qui purge une peine à perpétuité prononcée à l’issue d’un procès entaché d’irrégularités et d’allégations d’abus, n’aura ensuite pas d'autre possibilité d'appel. Il aura 69 ans ce mois-ci. Il n'y aurait pas de meilleur moyen pour lui de fêter son anniversaire que de sortir de prison en tant qu’homme libre.

Askarov aurait déjà dû être libéré. Le Comité des droits de l'homme des Nations Unies a conclu en 2016 qu’il avait été arrêté arbitrairement, torturé et jugé lors d’un procès équitable ; le Comite avait donc demandé l’annulation de sa condamnation, et sa  libération. En septembre 2010, un tribunal kirghize avait déclaré Askarov coupable d'avoir participé à des troubles de l’ordre public, incité à la haine ethnique et encouragé le meurtre d'un policier.

Il existe aussi des raisons médicales et humanitaires pour sa libération d’Askarov. Son état de santé s’est considérablement dégradé pendant son incarcération. Il souffre de problèmes cardiaques et respiratoires, et n'a pas reçu de soins médicaux appropriés en prison. En outre, dans le contexte de pandémie de Covid-19, Askarov fait partie d’une double population à risque, puisque le coronavirus est susceptible d’affecter de manière disproportionnée les personnes âgées et celles qui sont déjà atteintes de maladies sous-jacentes.

Texte complet en anglais : en ligne ici.

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