Le journaliste et activiste kirghize Azimjon Askarov, emprisonné depuis juin 2010, photographié derrière des barreaux lors d’une audience d’un tribunal de Bichkek, au Kirghizistan, le 11 octobre 2016.

© 2016 AP Photo/Vladimir Voronin

(Berlin, le 20 février 2020) - Les autorités kirghizes devraient libérer le défenseur des droits humains Azimjon Askarov et annuler sa condamnation à la prison à vie qui avait été prononcée à l’issue d’un procès inéquitable, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch. La Cour suprême kirghize entendra un appel dans l’affaire d’Askarov, qui souffre de problèmes de santé, le 25 février.

Azimjon Askarov, âgé de 68 ans, est un membre de la minorité ethnique ouzbèke qui a été injustement condamné en juin 2010 à la prison à vie pour son rôle présumé dans des violences interethniques qui avaient eu lieu dans le sud du Kirghizistan. Sa santé s’est nettement détériorée, et il n’a accès qu’à des soins médicaux inadéquats en prison. Déjà en 2016, le Comité des droits de l'homme des Nations Unies avait appelé à sa libération.

« L'emprisonnement d'Azimjon Askarov entache le bilan des droits humains du Kirghizistan », a déclaré Hugh Williamson, directeur de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch. « Il devrait être libéré immédiatement, afin d’obtenir les soins de santé requis et de pouvoir retrouver sa famille, après 10 années passées de manière injuste derrière les barreaux. »

Communiqué complet en anglais :

www.hrw.org/news/2020/02/20/kyrgyzstan-free-ailing-rights-defender

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