Quatre activistes égyptiens arrêtés en mai 2018. En haut (de g. à d.) : Wael Abbas, Haitham Mohamadeen. En bas (de g. à d.) : Shady Abu Zaid, Amal Fathy.

© 2018 Privé; Photo de Haitham Mohamadeen © Hossam el-Hamalawy

(Beyrouth, le 31 mai 2018) - La police et les forces de sécurité égyptiennes ont procédé depuis le début du mois de mai à une vague d'arrestations de personnes critiques à l’égard du président Abdel Fattah al-Sissi lors de descentes de police effectués à l'aube, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les accusations portées contre ces personnes semblent être basées uniquement sur leurs opinons exprimées sur les médias sociaux, et sur leur activisme pacifique. Les forces de sécurité ont brièvement détenu plusieurs personnes au secret.

Parmi les détenus figurent Hazem Abd al Azim, un activiste politique arrêté le 27 mai, et l’éminent journaliste et défenseur des droits humains Wael Abbas, arrêté le 23 mai. Les forces de sécurité lui ont bandé les yeux et l'ont gardé pendant près de 36 heures dans un lieu inconnu avant de le présenter devant des. procureurs. Le médecin Shady al-Ghazaly Harb et l'avocat Haitham Mohamadeen ont aussi été arrêtés, tout comme Amal Fathy, une activiste, et le l’humoriste satirique Shady Abu Zaid.

« L'ampleur de l'oppression en Égypte est telle que les forces du président al-Sissi arrêtent maintenant des activistes bien connus alors qu'ils dorment, simplement car ils ont osé s'exprimer », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la divisiion Moyen-Orient et en Afrique du Nord à Human Rights Watch au. « Le message est clair : des propos critiques ou satiriques suffisent apparemment pour envoyer des Égyptiens en prison. »

 

Communiqué intégral (plus détaillé) en anglais :

https://www.hrw.org/news/2018/05/31/egypt-activists-arrested-dawn-raids

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