Sous la présidence d’Abdel Fattah al-Sissi, l’Égypte traverse sa pire crise des droits humains depuis plusieurs décennies. Les autorités ont emprisonné des dizaines de milliers de personnes ayant critiqué le gouvernement, dont plus de 4 000 personnes arrêtées à la suite des manifestations pacifiques de septembre 2019. Les agents de sécurité commettent régulièrement de graves violations des droits humains, notamment des actes de torture, des disparitions et des exécutions extrajudiciaires, dans un contexte généralisé d’impunité. Les conditions de détention sont abjectes et des centaines de prisonniers, y compris des détenus politiques dont l'ancien président Mohamed Morsi, sont décédés en raison de l’insuffisance des soins médicaux. Les amendements constitutionnels adoptés en 2019 lors des arrestations massives et de la suppression des libertés fondamentales ont entériné le caractère autoritaire du régime autoritaire, et permettent à l'armée d'intervenir dans des questions politiques.

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