Ilgar Mammadov, lors de son arrestation durant une manifestation tenue à Bakou, en Azerbaïdjan, en février 2013.

© 2013 Turkhan Kerimov (RFE/RL)

Il y a trois ans aujourd'hui, le principal tribunal européen en matière de droits humains a rendu un jugement condamnant fermement la détention d'Ilgar Mammadov, un éminent analyste politique azerbaidjanais qui était l’une des rares voix représentant une alternative politique dans ce pays. Le 22 mai 2014, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) avait jugé sa détention illégale, estimant que le véritable but de la détention était de « réduire M. Mammadov au silence et de le punir pour avoir critiqué le gouvernement ».

Mammadov a été arrêté en février 2013, puis condamné à sept ans de prison à l’issue d’un procès entaché par des motifs politiques et n’ayant pas respecté les normes fondamentales en matière de procès équitables.

Son cas n’est pas exceptionnel en Azerbaïdjan, ou des dizaines de dissidents, d’activistes et de journalistes ont été arrêtés et condamnés à des peines de prison.

Trois ans après la décision contraignante de la CEDH, les partenaires de l'Azerbaïdjan devraient insister pour que ce pays mette fin à cette parodie de la justice, et remette enfin Mammadov en liberté.

Tribune complète en anglais :

www.hrw.org/news/2017/05/22/azerbaijan-should-release-prominent-political-activist

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