Des partisans du président élu de la Gambie, Adama Barrow, célèbrent sa victoire électorale le 2 décembre 2016 dans les rues de la capitale, Banjul.

© 2016 Reuters

(Nairobi) – La commission électorale indépendante de la Gambie a annoncé, le 2 décembre, qu'Adama Barrow, candidat d'une coalition de huit partis d'opposition, a remporté l'élection présidentielle en battant Yahya Jammeh. Jammeh était au pouvoir depuis le coup d’État de 1994 et c’est la cinquième fois qu'il était candidat à sa propre succession. Dans un rapport rendu public le 2 novembre dernier, Human Rights Watch a décrit la répression exercée par le président Jammeh sur l'opposition politique, la domination des médias d'État et l'utilisation des ressources de l'État pour faire campagne.

 
La déclaration suivante est de Babatunde Olugboji, directeur adjoint du bureau des Programmes de Human Rights Watch :
 
« Hier, les Gambiens ont pu exercer leur droit d'élire leur président. Aujourd'hui, une fenêtre d'opportunité s'offre à eux pour faire reculer la peur et placer le respect des droits humains au premier plan.
 
« Le déroulement du scrutin sans violence ni ingérence politique manifeste est une victoire pour la démocratie dans un pays qui a longtemps été privé de cette forme de gouvernement. Cependant, compte tenu de précédentes tentatives du gouvernement Jammeh d’intimider et de prendre pour cible ses adversaires supposés, la période de transition présente également des risques. Il est donc essentiel qu’au cours de la transition politique, les forces de sécurité gambiennes continuent de faire respecter les droits humains et l'état de droit. »