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(Beyrouth, le 16 avril 2013)- Les autorités koweïtiennes devraient abandonner les poursuites pénales engagées contre des dizaines d’internautes, de journalistes et de personnalités politiques qui n’ont fait qu’exercer de manière légitime leur droit à la liberté d'expression. Les autorités devraient en outre annuler les condamnations déjà prononcées à l’encontre d’au moins 10 personnes déjà jugées coupables dans de tels cas, dont une récente sentence prononcée le 15 avril.

Depuis la crise politique qui a éclaté en juin 2012, les autorités ont inculpé des dizaines d’hommes politiques, d’internautes et de journalistes qu’ils ont accusé d’avoir « offensé » l'émir du Koweït, qui est le chef d’État, selon les informations transmises à Human Rights Watch par plusieurs accusés, leurs avocats et des militants des droits humains.

« Personne ne devrait être poursuivi uniquement pour avoir exprimé des critiques de manière pacifique », a commenté Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

Le 15 avril, un tribunal pénal a condamné l’éminent opposant Mussalam al-Barak, un ancien membre du parlement, à cinq ans de prison pour « offense à l'émir ».  Le tribunal a basé son verdict sur une phrase prononcée par al-Barak dans le cadre d’un discours tenu lors d'une manifestation qui a eu lieu le 20 octobre 2012. Al-Barak avait alors déclaré, faisant apparemment allusion à l'émir : « Votre Altesse, nous ne vous laisserons pas gouverner en autocrate. »

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