Des policiers interviennent contre des manifestants lors d'un rassemblement antigouvernemental à Managua, au Nicaragua, le 16 mars 2019.

© 2019 AP Photo/Alfredo Zuniga

(Bruxelles, le 2 juillet 2019) - L'Union européenne devrait presser le gouvernement du Nicaragua de faire cesser les violations des droits humains commises par la police en réponse aux manifestations antigouvernementales, a déclaré Human Rights Watch dans une lettre adressée à la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, ainsi qu’aux ministres européens des Affaires étrangères. L’UE devrait imposer des sanctions ciblées à l’encontre des hauts responsables nicaraguayens impliqués dans de graves violations des droits humains, et soumettre toute aide financière à la police nationale du Nicaragua au respect de certaines conditions.

La répression des manifestations antigouvernementales par la police nicaraguayenne et par des groupes armés pro-gouvernementaux armés a a fait plus de 300 morts et 2 000 blessés depuis avril 2018. Un rapport publié par Human Rights Watch en juin décrit de graves abus commis contre les personnes arrêtées, ou parfois enlevées par des milices armées, y compris dans certains cas des actes de torture.

« Le président Daniel Ortega ne rétablira pas volontairement les garanties fondamentales relatives aux droits humains que son gouvernement a démantelées », a déclaré José Miguel Vivanco, directeur de la division Amériques à Human Rights Watch. « Une forte pression internationale, notamment par le biais de sanctions ciblées, est donc essentielle pour mettre un terme aux multiples violations des droits des Nicaraguayens. »

L'UE devrait imposer des sanctions ciblées à l’encontre du président Ortega ainsi que six généraux nommés dans sa lettre, selon Human Rights Watch.

Communiqué complet en anglais :

www.hrw.org/news/2019/07/02/eu-press-nicaragua-over-protest-crackdown

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