Une rangée de gratte-ciels situés sur la Corniche, principale avenue d’Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, au bord du Golfe persique.

© 2012 Minden Pictures/AP Images

(Beyrouth, le 6 mai 2019) - Une détenue âgée de 42 ans est décédée aux Émirats arabes unis le 4 mai, après avoir été privée de soins médicaux adéquats pendant plus de trois ans et subi des mauvais traitements au cours de cette période, a indiqué aujourd'hui Human Rights Watch. Alia Abdel Nour avait reçu un diagnostic de cancer du sein en 2015, peu après son arrestation sur la base d’accusations qui n’avaient pas alors été divulguées.

Un tribunal des Émirats arabes unis a déclaré Abdel Nour coupable de terrorisme en 2017 dans une affaire entachée d'allégations de torture et de violations graves du droit à une procédure régulière. Pendant son incarcération, elle s'est vu refuser les visites régulières de sa famille et, depuis son transfert à un hôpital en novembre 2016, ses mains et pieds étaient attachés à son lit durant de longues périodes. Depuis la mi-mars, les autorités ont autorisé des membres de sa famille à lui rendre visite, durant une période maximale de 20 minutes par jour. Malgré la détérioration de son état de santé, les autorités ont ignoré les appels à sa libération anticipée lancés non seulement par sa famille, mais aussi par des organisations de défense des droits humains, des membres du Parlement européen, et des experts des Nations Unies.

« Les autorités émiriennes ont fait preuve de cruauté en refusant à Alia Abdel Nour la possibilité de passer ses derniers jours avec sa famille », a déclaré Michael Page, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

Communiqué complet en anglais :

www.hrw.org/news/2019/05/06/uae-cancer-stricken-female-prisoner-dies

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