Pyone Cho, un ancien membre du groupe d’étudiants birmans « Génération 88 » (au centre), à sa sortie de prison le 13 janvier 2012. Il est l'un des prisonniers politiques parmi les 651 détenus ayant bénéficié d'une amnistie annoncée la veille par le gouvernement birman.

© 2012 Associated Press

(New York, le 13 janvier 2012) - La libération de plusieurs éminents prisonniers politiques le 13 janvier constitue un important pas en avant vers un meilleur respect des droits humains en Birmanie (Myanmar), mais devrait être rapidement suivie par la libération inconditionnelle de tous les autres prisonniers politiques encore incarcérés dans ce pays, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.

Parmi les prisonniers libérés figurent des membres de l’ancien groupe d’étudiants surnommé « Génération 88 », qui se trouvait à la tête du soulèvement de 1988, y compris son dirigeant Min Ko Naing, la militante Nilar Thein, son mari Kyaw Min Yu (également connu sous le nom de Ko Jimmy), et Htay Kywe. Parmi les autres détenus relâchés figurent l’un des leaders de l'ethnie shan, Khun Tun Oo, le moine U Gambira, le blogueur Nay Phone Latt, ainsi que les journalistes Zaw Thet Htwe, Ngwe Soe Linn, et Hla Hla Win.

La presse officielle birmane a annoncé le 12 janvier que 651 prisonniers seraient libérés afin qu'ils puissent participer à la tâche de « construction de la nation ».

« Les appels à la libération des prisonniers politiques birmans, lancés par la communauté internationale depuis de nombreuses années, semblent avoir enfin incité le gouvernement à agir comme il se doit », s’est réjouie Elaine Pearson, directrice adjointe de la division Asie à Human Rights Watch. « Le gouvernement devrait également garantir que ces militants pourront participer sans entrave à la vie publique et aux prochaines élections. »

Avant cette amnistie, le Département d'État américain avait estimé qu’au moins 1.100 prisonniers politiques étaient incarcérés en Birmanie, tandis que l'Association d’assistance aux prisonniers politiques en Birmanie (Assistance Association for Political Prisoners - Burma, AAPPB), basée en Thaïlande, estimait ce chiffre à plus de 1.500.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement birman à autoriser une mission d’observateurs internationaux indépendants qui puissent établir une liste publique de tous les prisonniers politiques toujours incarcérés.

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