Un mur criblé de balles dans la ville libyenne de Syrte, le 21 octobre, au lendemain de la mort de l'ancien dirigeant du pays Mouammar Kadhafi.

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(Misrata, le 22 octobre  2011) - Le Conseil national de transition (CNT) en Libye devrait rapidement ouvrir une enquête indépendante et impartiale, soutenue par une participation internationale, sur les circonstances exactes de la mort de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.

Le CNT et d’autres sources ont et signalé le décès des deux hommes à Syrte le 20 octobre. Il est actuellement difficile de savoir s’ils sont morts de blessures reçues lors d’affrontements, ou s’ils ont été tués pendant leur détention. Certaines informations obtenues par Human Rights Watch, ainsi que des vidéos et des photos qui semblent montrer les deux hommes vivants peu après leur capture par les forces anti-Kadhafi, indiquent que les deux hommes pourraient avoir été exécutés après avoir été détenus.

« Il existe suffisamment d’indices pour ouvrir une enquête crédible sur les circonstances exactes de la mort de Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Il est important de savoir comment les deux hommes sont morts. Une telle enquête est cruciale pour déterminer si la nouvelle Libye sera un État de droit, ou un pays permettant des exécutions sommaires. »

L'homicide intentionnel d'un prisonnier constitue une violation grave des lois de la guerre, et un crime de guerre pouvant faire l’objet de poursuites par la Cour pénale internationale, a déclaré Human Rights Watch. Les lois de la guerre obligent toutes les parties à un conflit à fournir des soins médicaux aux combattants capturés.

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