Le président tchétchène Ramzan Kadyrov et l'acteur belge Jean-Claude Van Damme lors d'une soirée de gala tenue pour célébrer la restauration de la capitale tchétchène Grozny ainsi que le 35ème anniversaire de Kadyrov.

© Reuters 2011

Mise à jour : L'actrice Hilary Swank a annoncé le 13 octobre qu'elle regrette avoir participé à la soirée de gala à Grozny, et qu'elle compte céder l'intégralité de l'argent qu'elle a touché à des organisations caritatives. HRW a salué cette décision, et encouragé les autres vedettes à suivre son exemple (www.hrw.org/node/102405, en anglais).

(New York, le 12 octobre 2011) – Les stars d'Hollywood et les autres célébrités qui ont assisté à l'anniversaire du président tchétchène Ramzan Kadyrov à Grozny le 5 octobre ne devraient pas garder l'argent ou les cadeaux qu'ils ont reçus en contrepartie de leur présence, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. L’actrice Hilary Swank, lauréate de deux Oscars, l'acteur Jean-Claude Van Damme, et la violoniste britannique Vanessa Mae figurent parmi les vedettes qui ont participé à un gala organisé pour fêter la restauration de la capitale tchétchène Grozny, et dont le coût s’est élevé à plusieurs millions de dollars.

Selon les déclarations officielles, la soirée de gala a été organisée en l'honneur de la restauration de Grozny, mais selon l’avis de nombreux observateurs il s’est agi d’un prétexte pour fêter le 35ème anniversaire - également le 5 octobre - de Ramzan Kadyrov, le dirigeant de la Tchétchénie mis en place par Moscou.

« Ramzan Kadyrov est lié à une sinistre série d’exactions », a déclaré Hugh Williamson, directeur de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch. « Lorsque des vedettes sont payées pour faire la fête avec lui, cela banalise la souffrances des innombrables victimes de violations des droits humains en Tchétchénie. »

Kadyrov, qui préside la Tchétchénie depuis 2006, dirige des forces de l’ordre et des agences de sécurité qui ont été impliqués dans des enlèvements, des actes de torture et des exécutions de personnes soupçonnées d’appartenir au mouvement d’insurrection islamiste dans cette république russe. Kadyrov a toléré  des punitions collectives comme les incendies de maisons d’insurgés présumés, et même des maisons des membres de leurs familles.

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