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Équateur : Un coup dur pour la liberté d’expression

Un journaliste et trois dirigeants d’un journal ont été condamnés après avoir critiqué le président Correa

(Washington, le 21 juillet 2011) - La condamnation de quatre personnes jugées coupables de diffamation à l'égard du président Rafael Correa viole les obligations internationales de l'Équateur relatives aux droits humains et devrait être annulée en appel, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. L'Équateur devrait abolir les dispositions relatives à diffamation figurant dans son code pénal, a ajouté Human Rights Watch.

Le 20 juillet, un juge dans la province de Guayas a condamné les quatre hommes à trois ans de prison. Il a également condamné les quatre prévenus et leur journal, le quotidien El Universo, basé à Guayaquil, a verser des amendes pour un total de 40 millions de dollars. Les quatre hommes sont le journaliste Emilio Palacio et trois frères qui dirigent le journal : Carlos Eduardo Pérez Barriga, César Enrique Pérez Barriga et Carlos Barriga Nicolas Perez.

« La condamnation pénale de detracteurs du président constitue un revers majeur pour la liberté d'expression en Équateur », a déclaré José Miguel Vivanco, directeur de la division Amériques de Human Rights Watch. « Punir un journaliste et les dirigeants d'un journal pour avoir 'offensé' le président est susceptible d'avoir un effet néfaste sur les médias et sur le dynamisme du débat public en Équateur. »

En mars dernier, le président Correa avait déposé une plainte pour diffamation pénale après la parution le 6 février dans El Universo d'une tribune par Emilio Palacio intitulée « Non aux mensonges » (No a las mentiras). Cet article avait qualifié Correa de « dictateur » et l'avait accusé d'avoir ordonné à ses forces d'ouvrir le feu sur un hôpital de la police où il avait été retenu en otage pendant plusieurs heures le 30 septembre 2010, alors que « de nombreux civils et innocents » s'y trouvaient.

Pour lire l'intégralité de ce communiqué en anglais, veuillez cliquer ici.

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