Les Etats-Unis n’ont pas respecté leurs obligations au regard de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (ICERD), affirme Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

(Washington, DC, le 7 février 2008) – Les Etats-Unis n’ont pas respecté leurs obligations au regard de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (ICERD), affirme Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

Dans le rapport de 48 pages, Human Rights Watch décrit le non respect de l’ICERD par les Etats-Unis dans sept domaines essentiels. La Convention, ratifiée par les Etats-Unis en 1994, exige que les gouvernements parties adoptent des mesures pour éliminer la discrimination fondée sur la race, la couleur, ou bien l’origine nationale ou ethnique dans tous les domaines de la vie publique. Le rapport de Human Rights Watch a été préparé en vue d’être soumis au Comité pour l’élimination de la discrimination raciale, l’organe international qui supervise et rend compte du respect de l’ICERD. Le Comité doit examiner le respect par les U.S.A. de l’ICERD lors de la session qui se déroulera à Genève, en Suisse, les 21 et 22 février 2008.

« La Convention contre la discrimination raciale a été le premier traité relatif aux droits humains important signé par les Etats-Unis », a déclaré Alison Parker, directrice adjointe du programme de Human Rights Watch sur les Etats-Unis et auteure du rapport. « Malheureusement, plus de 13 ans après, les Etats-Unis ne respectent pas leurs obligations au regard de la Convention dans plusieurs domaines importants. »

Voici quelques unes des conclusions du rapport:

    Dans certains Etats des U.S.A., les jeunes Afro-américains arrêtés pour meurtre ont au moins trois plus de chances que les jeunes blancs arrêtés pour meurtre de se voir infliger une peine de prison à vie sans possibilité de remise de peine.

    Le pourcentage d’Afro-américains et d’Amérindiens scolarisés dans des établissements publics aux Etats-Unis qui reçoivent des châtiments corporels est beaucoup plus élevé que celui des élèves blancs.

    Les réfugiés haïtiens qui cherchent à entrer aux Etats-Unis sont, du fait d’une politique gouvernementale explicite, moins bien traités que les réfugiés cubains.

    Les non ressortissants maintenus en détention par l’armée américaine à Guantanamo Bay, Cuba, se voient refuser le droit à une remise en cause juridique de leur détention et à des procédures de procès équitable, droits dont bénéficient les citoyens américains.