(New York) – Le 9 octobre, le gouvernement des États-Unis a imposé de nouvelles sanctions à l’encontre de la Cour pénale internationale (CPI), rejetant la compétence de la CPI pour juger des crimes commis par des citoyens américains à l’extérieur de leur pays. Cette mesure fait suite aux précédentes sanctions imposées par l’administration Trump et qui visaient des procureurs et des juges de la CPI, trois organisations palestiniennes de défense des droits humains, ainsi que Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l’homme dans le Territoires palestinien occupé. Le 11 août, Human Rights Watch et trois autres organisations de défense des droits humains, ont déposé une plainte devant un tribunal fédéral américain afin d’obtenir l’annulation de ces précédentes sanctions.
Philippe Bolopion, directeur exécutif de Human Rights Watch, a dénoncé les nouvelles sanctions visant la Cour pénale internationale :
« L’administration Trump a clairement affiché son intention de détruire la CPI, afin d’empêcher que des responsables américains et israéliens ne soient poursuivis devant la Cour. La CPI a pourtant été créée pour garantir qu’aucun individu, aussi puissant soit-il, ne soit au-dessus de la loi. Les gouvernements attachés aux droits humains et à l’obligation de rendre des comptes devraient condamner cette mesure aberrante et agir rapidement pour protéger la CPI, son personnel et toutes les personnes qui coopèrent avec elle ; l’Union européenne devrait sans tarder utiliser sa propre législation pour atténuer l’impact des sanctions de l’administration Trump, sur le continent européen. »
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