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Manifestantes sostienen papeles en blanco y corean consignas mientras marchan en protesta en Beijing, China, 27 de noviembre de 2022. © 2022 AP Photo/Ng Han Guan, File

Il y a un an, Peng Lifa, un homme d’origine chinoise, a manifesté seul sur un pont de Pékin. Son geste a incité des milliers de personnes à travers le pays à descendre dans la rue pour protester contre les mesures strictes du gouvernement dans le cadre de la pandémie de Covid-19 et pour dénoncer l’autoritarisme du parti communiste chinois. 

Sous les yeux du monde entier, des foules de Chinois se sont rassemblées, brandissant des feuilles de papier vierges symbolisant la censure. Ce que l'on a appelé « les manifestations des feuilles blanches » est devenu le plus grand mouvement de protestation que la Chine ait connu depuis une génération.  

Les autorités chinoises ont réagi en réprimant toute voix dissidente. Les informations en ligne relatives aux manifestations ont été censurées. Les comptes sur les réseaux sociaux soutenant les manifestations ont été suspendus. 

Les jeunes, qui constituaient la majorité des manifestants, ont payé un lourd tribut pour s'être exprimés en faveur de la liberté et des droits humains. Nombre d'entre eux ont été arrêtés, détenus et ont disparu.  

Certains des manifestants détenus ont été libérés quelques jours plus tard. D'autres l’ont été après plusieurs mois.  

Cependant, tout le monde n'a pas été libéré. 

Après sa manifestation, Peng Lifa a été victime de disparition forcée. Kamile Wayit, une étudiante ouïghoure de 19 ans, détenue pour avoir partagé en ligne la vidéo d'une manifestation, est toujours derrière les barreaux un an plus tard.  

Les autorités chinoises ont l'habitude de menacer les familles des détenus pour qu'elles gardent le silence, ce qui signifie qu'il est probable que d'autres manifestants aient été arrêtés ou aient disparu de force.  

Un an plus tard, les manifestations ont diminué. Pourtant, malgré la répression, de nombreux jeunes en Chine et à l'étranger continuent de critiquer le gouvernement chinois sous la direction du président Xi Jinping.  

À Shanghai, certains se sont déguisés en caméras de vidéosurveillance pour Halloween, se moquant subtilement de la répression du gouvernement chinois et signalant, avec une touche d'humour, leur soif de liberté. 

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