Le chanteur de hip-hop américain Lecrae (en t-shirt noir ) et des bénévoles de l’association Love Beyond Walls finissent l’assemblage de lavabos portables à College Park, en Géorgie, le 19 mars 2020. Ces lavabos portables ont ensuite été installés gratuitement dans des quartiers démunis d’Atlanta, où vivent de nombreux sans-abri.

© 2020 AP Photo/Ron Harris

Ce dimanche 22 mars est la Journée mondiale de l'eau, mais alors que le monde entier fait face à la pandémie de COVID-19, ce moment est peu propice à la célébration. Les pratiques hygiéniques comme le lavage des mains sont essentielles pour protéger la santé publique, et pour répondre au coronavirus. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné l’importance de l’accès à une eau salubre, accompagné de mesures d'assainissement et d'hygiène, tout au long de l'épidémie de COVID-19.

Toutefois, pour les 780 millions de personnes dans le monde qui n'ont pas accès à une eau salubre ou potable, et les 2,5 milliards de personnes qui n'ont pas accès à des installations sanitaires adéquates, les recommandations de l’OMS nous rappellent à quel point ces populations sont vulnérables au COVID-19 et à d'autres maladies.

Par exemple, au Canada, les communautés autochtones des Premières nations  sont souvent obligées de bouillir l’eau disponible sur leurs territoires avant de pouvoir l’utiliser. Et au Venezuela, le lavage des mains et la nouvelle pratique de « distanciation sociale » seront difficiles à mettre en œuvre, dans ce pays où les pénuries d'eau sont courantes, les produits de première nécessité sont chers, et de nombreux habitants ont du mal à se procurer des aliments adéquats .

Les prisons et les centres de rétention pour immigrants sont également exposés à un risque plus élevé. Human Rights Watch a documenté la situation de prisons comme en Égypte, où l’accès insuffisant à l'eau salubre, ainsi que les conditions d'hygiène et d'assainissement déplorables, accroissent le risque de propagation du coronavirus.

Les demandeurs d'asile, les réfugiés bloqués dans des camps, les personnes vivant dans des bidonvilles et les sans-abri sont également vulnérables. Aux États-Unis, environ 550 000 personnes vivent dans la rue, avec peu d’accès à des douches ou même à des lavabos pour se laver les mains.

Conformément au droit international des droits humains, les gouvernements devraient adopter des mesures visant à garantir l'accès à l'eau potable à toutes les communautés. C’est une question cruciale à l’égard de la santé publique, et du respect des droits humains.

Texte complet en anglais :

www.hrw.org/news/2020/03/22/access-water-vital-covid-19-response-0

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