Manifestation contre les « crimes d’honneur »  à Islamabad, au Pakistan, le 29 mai 2014.

© 2014 Reuters

En juillet 2016, Qandeel Baloch, âgée de 26 ans, a été étranglée par son frère, qui a déclaré l'avoir tuée parce qu'elle avait « déshonoré » leur famille en diffusant en ligne les vidéos et émis des déclarations jugées trop flamboyantes.

Le cas de Qandeel a attiré beaucoup d’attention. Mais les défenseurs pakistanais des droits de l'homme estiment qu’aujourd’hui encore, il y a environ 1 000 « crimes d'honneur » au Pakistan chaque année.

Le Parlement a adopté une loi imposant des peines plus sévères pour les « crimes d'honneur » et a partiellement éliminé une clause permettant de pardonner les auteurs de ces crimes.

Néanmoins, les « crime d’honneur » et les pressions exercées pour pardonner les coupables semblent se poursuivre sans relâche depuis l’adoption de la nouvelle loi.

Afin de rendre justice aux femmes pakistanaises, le gouvernement devrait renforcer ses efforts, notamment en accroissant le nombre de poursuites judiciaires pour « crimes d’honneur », modifiant certaines lois pénales réformées et améliorer l’accès des femmes et des filles à des abris d’urgence et à d’autres services quand elles sont menacées par leurs propres familles.

Tribune complète en anglais :

www.hrw.org/news/2019/08/23/pakistan-should-not-again-fail-honor-killing-victim

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