Le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Jong-un.

© 2018 Reuters/Kevin Lamarque, Korea Summit Press Pool/File Photos
(New York, le 30 mai 2018) - Les sanctions imposées par les Nations Unies et par certains pays au niveau bilatéral contre la Corée du Nord pour de graves violations des droits humains devraient être maintenues jusqu'à ce que le gouvernement réalise d’importants progrès afin de mettre fin à ces abus, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. L’organisation a publié un document « questions-réponses » (Q&A, en anglais) au sujet du système des sanctions, et souligne l'importance d’intégrer les questions des droits humains dans les négociations qui pour l’instant sont axées principalement sur le problème de la prolifération nucléaire.

L’éventualité d’un sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a suscité des questions au sujet du système de sanctions mis en place contre la Corée du Nord. Les sanctions actuelles sont liées d’une part à la prolifération des missiles et armes nucléaires dont est responsable la Corée du Nord, et d’autre part à la situation atroces des droits humains dans ce pays. Le document « questions-réponses » explique comment fonctionnent les sanctions, pourquoi elles ont été imposées et sur la base de quels critères elles pourraient être assouplies, levées ou intensifiées à l'avenir..

« Dans le cas de ce pays souvent décrit comme le plus répressif au monde, les droits humains devraient être au centre de toutes les discussions et négociations », a souligné Brad Adams, directeur de la division Asie à Human Rights Watch. « Quel que soit le résultat des négociations sur les questions des armes nucléaires, les sanctions relatives aux droits humains devraient rester en vigueur jusqu'à ce que la Corée du Nord change la façon dont elle traite ses propres citoyens. »

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