Des garçons photographiés parmi les décombres d'un bâtiment endommagé à Ghouta, une banlieue à l'est de Damas, en Syrie.

© 2017 Privé

(New York, le 18 avril 2018) - Les États membres des Nations Unies devraient soutenir sans réserve et financer la nouvelle équipe de l'ONU chargée de rassembler et de préserver les preuves de crimes graves commis en Syrie en vue de futures poursuites judiciaires, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le 18 avril, la cheffe de cette équipe, Catherine Marchi-Uhel, fera une présentation à l'Assemblée générale de l’ONU à New York.

Catherine Marchi-Uhel, cheffe du Mécanisme international, impartial et indépendant (IIIM) de l'ONU chargé d’examiner les graves crimes commis en Syrie, lors d’une conférence de presse au bureau des Nations Unies à Genève, le 5 septembre 2017.

© 2017 Reuters

« Face aux atrocités quotidiennes en Syrie et à l’impasse dans laquelle se trouve le Conseil de sécurité de l’ONU, c’est à l'Assemblée générale que revient l’urgente responsabilité de chercher à obtenir la justice pour les crimes commis dans ce pays », a déclaré Balkees Jarrah, conseillère juridique senior auprès du programme Justice internationale à Human Rights Watch.

L'Assemblée générale de l’ONU a créé le Mécanisme international, impartial et indépendant (IIIM) sur la Syrie le 19 décembre 2016, dans le cadre de sa Résolution A/71/L.48, suite à l’impasse au Conseil de sécurité liée aux nombreuses utilisations par la Russie de son droit de veto.

Human Rights Watch et 46 autres organisations humanitaires et de défense des droits humains ont par ailleurs appelé le Secrétaire général de l’ONU à nommer une commission d'enquête chargée d’établir les responsabilités pour plus de 85 attaques chimiques commises en Syrie depuis août 2013.

Communiqué intégral (plus détaillé) en anglais :

www.hrw.org/news/2018/04/18/syria-justice-needed-7-years-abuse

Syrie/Russie : Frappes aériennes meurtrières en Ghouta orientale

(Vidéo, sous-titres via cc) - Témoignages sur les frappes aériennes dévastatrices subies par les habitants assiégés de la Ghouta orientale en Syrie, recueillis par HRW qui appelle à la cessation immédiate de ces attaques illégales.

Syrie : Des frappes aériennes menées par la coalition ont tué des civils

(Sous-titres via cc) – Des frappes aériennes menées contre les forces de l’État islamique en Syrie, par la coalition dirigée par les États-Unis, ont causé la mort de nombreux civils, selon HRW qui appelle à des mesures d’urgence pour éviter les pertes civiles conformément au droit international.

Syrie : Halte aux attaques chimiques meurtrières

(VIDÉO, sous-titres via cc) – Le 4 avril 2017, une attaque chimique à Khan Sheikhoun, qui semble avoir été menée par les forces pro-gouvernementales syriennes, a tué au moins 90 personnes dont 30 enfants.  Il s'agit selon toute probabilté d'un crime de guerre, voire d'un crime contre l'humanité, dénoncé par HRW.

 

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