Un homme examine les décombres dans la mosquée chiite Imam-e-Zaman à Kaboul, en Afghanistan, le 25 août 2017, peu après la fin d’une attaque meurtrière revendiquée par la branche afghane de l'Etat islamique.

© 2017 Reuters

(New York) - L'attaque perpétrée le 25 août contre une mosquée chiite à Kaboul, en Afghanistan, et revendiquée par la branche afghane de l'Etat islamique (EI), constitue une grave violation des lois de la guerre qui s’apparente à un crime de guerre, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. L'attaque commise dans la mosquée Imam Zaman dans le quartier de Qala-e-Najara, dans le nord de la capitale, a tué au moins 20 personnes et blessé au moins 30 autres personnes, selon les médias.

Les assaillants, vêtus d’uniformes de police, ont pénétré la mosquée en lançant des grenades et en ouvrant le feu sur les fidèles. Les échanges de tirs avec les forces spéciales arrivées sur place ont duré plusieurs heures. Un groupe armé fidèle à l'Etat islamique a revendiqué la responsabilité de l’attaque.

« Cette attaque commise contre un lieu de culte à l’heure des prières est un crime horrible dont le but était de tuer autant de civils que possible », a déclaré Patricia Gossman, chercheuse senior sur l’Afghanistan auprès de Human Rights Watch. « Cet acte odieux perpétré contre la minorité chiite et revendiqué par la branche afghane de l’État islamique est un sombre rappel du lourd tribut payé par les civils dans le cadre de la guerre en Afghanistan. »

Selon les lois de la guerre, les attaques délibérées contre des civils ou des bâtiments de caractère civil, y compris des lieux de culte, constituent des crimes de guerre. De tels actes commis « dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique » contre une population civile ou une minorité religieuse constituent des crimes contre l'humanité.

Communiqué intégral en anglais :