Des combattants du groupe rebelle « Retour, Réclamation et Réhabilitation » (3R) à De Gaulle, République centrafricaine, le 25 novembre 2016.

© 2016 Edouard Dropsy pour Human Rights Watch

Ce document contient la majeure partie des informations recueillies et diffusées par Human Rights Watch sur la situation en matière de droits humains en République centrafricaine entre avril 2016 et mars 2017.
 

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Le 30 mars 2016, l’ancien Premier ministre de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra a prêté serment en tant que président, après plus de deux ans de gouvernement d’intérim. Malgré une passation de pouvoir d’une rare sérénité, et des élections relativement pacifiques, la situation du pays est demeurée précaire, instable et marquée par de graves violations des droits humains.
 
Tout au long de 2016 et à ce jour en 2017, les violences sectaires et les attaques contre les civils ont continué à affecter les régions du centre et de l’ouest du pays, en particulier les provinces de Ouaka, Nana-Grébizi, et Ouham-Pendé, où les groupes rebelles principalement musulmans de la Séléka, les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes et animistes, ainsi que d’autres groupes armés sont restés actifs. Les civils ont continué à pâtir des combats et les groupes armés ont violé et agressé sexuellement des femmes et des filles. On estime que 467 800 personnes, pour majorité des Musulmans, sont toujours réfugiées dans les pays voisins, tandis que 384 300 autres restent déplacées à l'intérieur du pays.
 
La mission de maintien de la paix des Nations Unies, la MINUSCA, a déployé environ 10 050 soldats de la paix et environ 2000 policiers dans de nombreuses régions du pays au cours de 2016, mais a peiné à rétablir la sécurité dans les zones clés, et à assurer une protection suffisante aux civils.