Des réfugiés syriens font la queue dans un centre géré par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés à Tripoli, dans le nord du Liban, le 18 novembre 2015.
(Washington, le 14 septembre 2016) - La contribution de la Russie aux efforts visant à répondre aux besoins des réfugiés déplacés par le conflit en Syrie reste négligeable malgré sa forte implication militaire dans ce conflit, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Lors des deux sommets qui se tiendront prochainement sur la crise mondiale des réfugiés, la Russie devrait s’engager à assumer une plus grande part de responsabilité dans l’accueil des réfugiés, conformément à sa capacité de renforcer son action à cet égard.
Le Sommet des Nations Unies sur les réfugiés et des migrants se tiendra à New York le 19 septembre, et sera suivi le lendemain par le Sommet des dirigeants sur la crise mondiale des réfugiés, organisé par les États-Unis.
La Russie devrait rectifier les importantes failles de ses procédures d’octroi d'asile qui ont mené au refus d’accorder à la grande majorité des demandeurs d’asile syriens la protection dont ils ont devraient pouvoir bénéficier en principe, en vertu du droit international. Depuis 2011, la Russie n'a désigné aucun lieu de réinstallation pour les réfugiés syriens, et de hauts responsables ont affirmé que la question de l'accueil des réfugiés syriens dans ce pays n’est « pas d’actualité ».
« Malgré sa forte implication dans le conflit syrien, la Russie n'a pratiquement rien fait pour porter assistance aux 11 millions de personnes qui ont perdu leurs domiciles et leurs moyens de subsistance en raison de ce conflit », a déclaré Bill Frelick, directeur du programme Droits des réfugiés au sein de Human Rights Watch. « La Russie a les moyens de faire beaucoup plus, mais n'a pas encore fait preuve de la volonté nécessaire. »
Abus policiers à Calais contre les migrants, enfants et adultes
Le rapport montre que les forces de l’ordre à Calais, en particulier les Compagnies républicaines de sécurité (CRS), ont recours de façon routinière à la pulvérisation de gaz poivre sur des migrants, enfants et adultes, alors qu’ils sont endormis ou dans d’autres situations où ils ne représentent aucune menace. Les policiers aspergent aussi régulièrement de gaz, ou confisquent, leurs sacs de couchage, couvertures et vêtements. Parfois ils aspergent même de gaz poivre la nourriture et l’eau des migrants – tout cela apparemment dans le but de les pousser à quitter la région. De tels agissements de la part de la police violent l’interdiction d’infliger un traitement inhumain et dégradant, mais aussi les normes internationales de comportement des forces de l’ordre, qui appellent les agents à ne faire usage de la force que lorsque cela est inévitable, et alors uniquement avec modération, de façon proportionnée aux circonstances, et toujours dans un objectif légitime de maintien de l’ordre.