Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi lors d'une interview avec la chaîne de télévision turque TRT à Tripoli, le 9 mars 2011.

© 2011 Reuters

(New York, le  24 mars 2011) - Le gouvernement libyen devrait immédiatement libérer tous les journalistes libyennes et étrangers récemment arrêtés et leur permettre de couvrir librement la crise en Libye, Human Rights Watch aujourd'hui.

Depuis le début des manifestations anti-gouvernementales en Libye le 15 février, le gouvernement a harcelé, arrêté et autorisé le passage à tabac de nombreux journalistes qui tentent de couvrir l'événement. Un journaliste libyen et un cameraman du Qatar ont été tués par balles dans des circonstances obscures.

Au moins six journalistes libyens seraient actuellement détenus dans des lieux secrets. Quatre journalistes étrangers travaillant pour la chaine de télévision Al Jazeera, basée à Doha, la capitale du Qatar, ont également été arrêtés.

« Le gouvernement libyen devrait cesser de s'en prendre aux journalistes qui tentent de couvrir le conflit », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Les journalistes libyens et étrangers courent le risque d'être arrêtés ou battus, voire d'être détenus au secret, alors qu'ils ne cherchent qu'à faire leur travail. »

Les quatre journalistes d'Al Jazeera actuellement détenus sont Ahmad Val Wald-Eddin, un correspondant mauritanien âgé de 34 ans, Lutfi al-Massoudi, un correspondant tunisien également  âgé de 34 ans; Ammar al-Hamdan, un cameraman norvégien âgé de 34 ans, et Ammar al-Tallou, un cameraman britannique. Al Jazeera a indiqué le 23 mars que les autorités libyennes ont promis de libérer les quatre hommes dans les 24 heures.

Le 19 mars, Mohammed al-Nabbous, un journaliste libyen, a été tué par balles lors d'affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles près de Benghazi. Al-Nabbous a péri alors qu'il effectuait un reportage pour la chaine de télévision en ligne Libya Al-Hurra, qu'il a fondée.

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