Un partisan du président égyptien Hosni Moubarak lance un cocktail Molotov en direction de manifestants opposés au gouvernement et rassemblés sur la place Tahrir (place de la Libération) au Caire, le 2 février 2011.

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(Le Caire, le 3 février 2011) - Le gouvernement égyptien devrait immédiatement mettre fin aux attaques contre des manifestants pro-démocratie, qui semblent avoir été organisées à l'avance et qui ont fait trois mort ainsi que plusieurs centaines de blessés, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le gouvernement devrait également exiger des comptes de tout individu responsable de ces actes. Les forces de sécurité égyptiennes ont manqué à leur devoir de protéger les citoyens qui participaient à un rassemblement pacifique sur la place Tahrir (place de la Libération) au Caire, lorsque ces personnes ont été attaquées le 2 février par des agitateurs pro-gouvernementaux armés de cocktails Molotov, de bâtons et de cravaches.

Les États-Unis et l'Union européenne devraient user de leur influence auprès du gouvernement égyptien pour que celui-ci intervienne afin d'empêcher tout acte de  violence contre les citoyens participant à des rassemblements pacifiques,  a ajouté Human Rights Watch. Les États-Unis et l'UE devraient rappeler au président Hosni Moubarak et les commandants de l'armée égyptienne qu'ils ont  l'obligation de protéger les droits humains fondamentaux des citoyens en veillant notamment à la stricte application de l'interdiction des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des disparitions forcées. Les autorités égyptiennes devraient être informées que tout manquement à ce devoir risque d'entraîner une suspension immédiate de toute assistance militaire.

« Les événements sur la place Tahrir et dans d'autres quartiers semblent indiquer que le gouvernement égyptien est impliqué dans les violences visant  des citoyens manifestant de manière pacifique », a observé Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. « Les États-Unis et ses alliés devraient s'exprimer clairement sur les lourdes conséquences qu'engendrerait une poursuite de ces violences. »

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