Le défenseur chinois des droits humains Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010, et sa femme Liu Xia. Liu Xiaobo purge actuellement une peine de prison de onze ans, après avoir été jugé coupable d'«incitation à la subversion contre l'autorité de l'État» le 25 décembre 2009.

© 2010 Reuters

(9 décembre 2010) - Un collectif de dix organisations de défense des droits humains dont Human Rights Watch a appelé le gouvernement chinois à libérer inconditionnellement l'écrivain et défenseur des droits humains Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010, qui purge actuellement une peine de prison de onze ans dans le nord de la Chine pour « subversion du pouvoir de l'Etat ».

Les dix organisations signataires sont : Students for a Free Tibet, Human Rights in China, Amnesty International, Human Rights First, Human Rights Watch, International Campaign for Tibet, la Fédération internationale des Droits de l'homme, Tibetan Youth Congress, Unrepresented Nations and Peoples Organization, ainsi que Uyghur American Association.

Ces organisations ont par ailleurs demandé au gouvernement chinois de veiller au respect des droits garantis par les conventions internationales relatives aux droits humains ainsi que par les lois chinoises, et de libérer toutes les personnes qui ont été condamnées à des peines de prison après avoir voulu exercer librement ces droits. 

La cérémonie de remise du Prix Nobel de la Paix aura lieu le 10 décembre à Oslo. Il s'agira d'une remise purement symbolique puisque le lauréat Liu Xiaobo est en prison, sa femme Liu Xia fait l'objet d'une assignation à résidence, et aucun membre de sa famille n'a été autorisé à se rendre à Tokyo.

Liu Xiaobo est par ailleurs l'un des lauréats 2010 du Prix Alison Des Forges décerné chaque année par Human Rights Watch à des défenseurs exceptionnels des droits humains. La condamnation de Liu à 11 ans de prison est liée à son rôle dans l'élaboration de la « Charte 08 », une pétition en faveur de réformes démocratiques en Chine.