(Johannesburg, 24 mai 2010) - Un groupe de 124 organisations originaires de plus de 25 pays africains ont publié une déclaration appelant les gouvernements africains à s'engager pour faire avance la justice pour les graves crimes internationaux, lors de la Conférence de Révision de la Cour pénale internationale (CPI). La conférence, qui aura lieu à Kampala en Ouganda du 31 mai au 11 Juin 2010, est organisée afin  de discuter  de quelques amendements au traité constitutif de la Cour.

« La déclaration de la société civile est une forte démonstration du soutien en faveur d'actions positives des gouvernements africains lors de la conférence de Kampala et plus globalement pour la CPI », a déclaré Oby Nwankwo, Directeur Général du Centre de Documentation et de Développement des Ressources Civiles du Nigéria. « Bien que certains dirigeants aient essayé de donner une vision de l'Afrique comme s'opposant à la CPI, nos voix sont le témoignage de la fausseté de ces allégations. »

La déclaration a été élaborée en consultation avec de nombreux groupes de la société civile africaine qui ont collaboré sur des questions relatives à l'Afrique et la CPI au cours de l'année écoulée. Elle ne couvre pas les propositions d'amendements au Statut de la CPI, parmi lesquelles l'agression, mais offre des points de vue sur d'autres questions importantes pour la CPI qui seront traitées lors de la Conférence, telles que l'impact de la justice sur les victimes et la coopération avec la Cour.

La déclaration affirme que le lieu de la Conférence de Révision, en Ouganda, ne fait qu'intensifier son importance, car l'événement peut aider à forger un lien plus fort entre la CPI et l'Afrique. La Conférence de Révision sera également une occasion importante pour que les victimes et la société civile soient entendues sur la CPI.

Les gouvernements ont la possibilité de s'engager concrètement dans leur soutien à la Cour lors de la Conférence sous forme d'engagements officiels. La déclaration encourage les Etats africains à s'engager à aider la CPI, y compris en travaillant pour l'établissement d'un bureau de liaison de la Cour auprès de l'Union Africaine et en adoptant des lois de mise en œuvre nationale du traité de la CPI.

« La Conférence de Kampala offre une occasion exceptionnelle pour les gouvernements africains de faire avancer la lutte mondiale contre l'impunité », a déclaré Mohammed Ndifuna, Directeur Général du Réseau des Droits de l'Homme en Ouganda. « Nos dirigeants doivent utiliser la Conférence pour réaffirmer leur engagement en faveur de la justice pour les victimes et s'engager à prendre des mesures pour aider la CPI. »

La liste de signatures de la déclaration comprend les signataires en date du 24 mai. Toutefois, de nouvelles signatures sont attendues tout au long de la Conférence et une version mise à jour sera disponible à la fin de le Conférence.