(New York, 29 avril 2002) L'élection aujourd'hui de nouveaux membres à la commission des droits de l'Homme va probablement aggraver la crise dans laquelle cet organisme se trouve, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch.

Aujourd'hui le Conseil économique et social de l'Onu a élu de nouveaux membres, six avaient déjà un siège à la Commission des droits de l'Homme et neuf étaient de nouveaux membres dont les Etats-Unis. Le Zimbabwe, le Sri Lanka, l'Ukraine et l'Australie sont aussi parmi les autres nouveaux membres.

"La Commission comprend un nombre croissant de pays ayant une mauvaise réputation concernant les droits de l'Homme", a déclaré Joanna Weschler, représentante de Human Rights Watch à l'Onu. "Nous sommes confrontés à la solidarité entre pays violateurs des droits de l'homme ici."

Weschler a déclaré que le retour des Etats Unis n'aurait pas d'effet sur la crise actuelle à moins que Washington ne décide de lutter activement afin de restaurer la fonction centrale de la Commission qui est de faire des enquêtes sur et de rendre publique les violations des droits de l'Homme. Si les Etats Unis avaient été un membre de la Commission pendant la session annuelle qui vient juste de se conclure à Genève, a déclaré Weschler, pas un seul vote n'aurait eu un résultat différent.

"Les Etats Unis doivent aider la Commission à se remettre à dénoncer et à faire honte," a déclaré Weschler. "Sinon, que les Etats Unis soient membre ou pas, la commission va perdre toute importance."