La Mission de l'Organisation des Nations Unies au Congo (MONUC) devrait envoyer immédiatement des observateurs militaires et civils supplémentaires dans la province d'Ituri, au nord est du Congo, déchirée par les conflits, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch dans une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan.

La dernière poussée de violence dans le conflit interethnique mortel qui oppose les Hema et les Lendu a causé la mort de centaines de civils et le déplacement de milliers d'autres.

Du début du confit en 1999 jusqu'à la spirale actuelle de meurtres, les luttes pour le contrôle du pouvoir au sein du Rassemblement Congolais pour la Démocratie-Mouvement de Libération (RDC-ML) déjà divisé et les manipulations opérées par l'armée ougandaise d'occupation se sont combinées pour entretenir la violence, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch.

Afin de dissuader le RCD-ML et les Ougandais de causer davantage de tort aux civils laissés sans protection et contribuer ainsi à atténuer le conflit, la lettre de HRW recommande que, selon les termes de son mandat actuel, la MONUC envoie des observateurs militaires et civils supplémentaires dans la région afin de contrôler le comportement des forces miliciennes sur le terrain. Compte tenu de la dégradation rapide de la situation, Human Rights Watch a également demandé au Secrétariat Général et au Conseil de Sécurité d'augmenter la pression politique sur toutes les parties à l'Accord de Cessez-le-feu de Lusaka afin que les acteurs gouvernementaux soient plus enclins à insister auprès des forces locales sous leur influence sur la nécessité d'adopter également des mesures pour mettre un terme aux abus contre les civils.