Le gouvernement congolais doit cesser d'arrêter, de façon arbitraire, les défenseurs des droits de l'homme, a déclaré aujourd'hui Human Rights WatchHuman Rights Watch a envoyé une lettre au Président Joseph Kabila, qui demande la libération de N'sii Luanda, Président du Comité des Observateurs des Droits de l'Homme. Il a été arrêté le 5 juin 2001 et est détenu, sans inculpation, à la prison centrale de Kinshasa.

"Il semble que Nsii Luanda soit détenu du simple fait de ses activités en faveur des droits de l'homme", déclarait aujourd'hui Suliman Baldo, chercheur à la Division Afrique de Human Rights Watch. "Si aucune charge ne pèse contre lui, il doit être libéré immédiatement. Dans le cas contraire, il doit être inculpé et jugé selon les règles de tout procès équitable."

Dans sa lettre, Human Rights Watch a aussi critiqué la détention récente de Robert Llunga Numbi, Président du groupe "Les Amis de Nelson Mandela pour les Droits de l'Homme". Il avait été arrêté le 15 juin 2001, à Kinshasa et relâché le 20 juin.

Ces arrestations se sont produites au moment où la République Démocratique du Congo s'apprête à ouvrir, le 24 juin 2001, une conférence nationale sur les droits de l'homme.

"Cette atteinte contre les membres de la communauté des défenseurs des droits de l'homme est en contradiction avec la promesse faite par le Président Kabila de prôner les droits fondamentaux et l'état de droit", a affirmé M. Baldo. "Le mouvement de défense des droits de l'homme en RDC représente une force vitale et il doit jouer un rôle de premier plan dans le processus de paix."

Pour une copie de la lettre au Président Joseph Kabila.