La longue période d’emprisonnement de Gulgeldy Annaniyazov était censée prendre fin cette année, mais sans action internationale concertée, son calvaire se prolongera.
 

Gulgeldy Annaniyazov

© Privé / Freedom Now
Annaniyazov, un dissident turkmène, a été arrêté en 1995 après avoir coorganisé une manifestation pacifique à Ashgabat, la capitale, demandant des élections démocratiques et protestant contre les difficultés économiques. La police a réprimé cette manifestation car aucune forme de dissidence n’est tolérée au Turkménistan. Annaniyazov avait alors été condamné à 15 ans de prison.

Quatre ans plus tard, en 1999. Annaniyazov a été libéré dans le cadre d’une amnistie. En 2002, Il a obtenu le statut de réfugié en Norvège où il s’est réinstallé avec son épouse et son fils.

En 2008, plus d’un an après le décès du président autocratique du Turkménistan, Annaniyazov est rentré à Ashgabat, mais a été arrêté peu de temps après. En 2015, un responsable turkmène a déclaré au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies qu'Annaniyazov avait été condamné à onze ans de prison, prétendument pour franchissement illégal de la frontière et pour vol de documents.

Sa peine devrait donc expirer en 2019, mais les autorités turkmènes l’ont prolongée de cinq années supplémentaires, sans que l’on sache pourquoi.

Annaniyazov a déjà passé 15 ans dans des prisons turkmènes. Cela suffit. Les Nations Unies, l'Union européenne et d’autres gouvernements devraient exhorter le gouvernement turkmène à le libérer, l’autoriser à retourner en Norvège et mettre ainsi fin à son terrible calvaire marqué par l’injustice.

Tribune complète en anglais :

www.hrw.org/news/2019/05/13/end-dissidents-ordeal-turkmenistan

 

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