Le sénateur John McCain, Républicain de l’Arizona, photographié au Capitole, à Washington, en décembre 2014.

© 2014 Reuters

John S. McCain III, le sénateur républicain de l’Arizona qui est décédé d’un cancer du cerveau le 25 août, était réputé pour son engagement en faveur d’une politique bipartisane visant à promouvoir et à défendre les droits humains aux États-Unis ainsi qu’à l’étranger. Il est décédé à l’âge de 81 ans.

« Durant plusieurs décennies, le sénateur McCain s’est exprimé avec compassion sur des questions de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis », a déclaré Sarah Margon, directrice du bureau de Washington de Human Rights Watch. « Il n'a jamais hésité à faire preuve de son engagement en faveur des droits fondamentaux, et a souvent confronté directement des dirigeants mondiaux au sujet de leurs pratiques répressives ou des abus commis sous leur autorité. »

L'expérience de McCain en tant que prisonnier de guerre durant cinq années lors de la guerre du Vietnam a influencé ses opinions fortes concernant le recours à la torture. « Ma propre expérience m’a appris que les mauvais traitements infligés aux prisonniers risquent d’engendrer plus souvent la divulgation de mauvais renseignements que d’informations fiables », a déclaré McCain lors d’un discours prononcé au Sénat américain en décembre 2014, lors duquel il a soutenu la publication d'un important rapport de la Commission des renseignements condamnant l'utilisation de la torture par les Etats-Unis. Il a poursuivi : « Et surtout, je sais que le recours à la torture compromet une notion fondamentale qui nous sépare de nos adversaires, notamment notre conviction que toutes les personnes, y compris les ennemis capturés, ont des droits humains fondamentaux. »

Human Rights Watch exprime ses sincères condoléances à la famille de John McCain, ainsi qu'à ses collaborateurs au Sénat.

Communiqué intégral (plus detaillé) en anglais :

www.hrw.org/news/2018/08/26/john-mccain-memoriam

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