Le président Obama (à gauche) s’entretient avec le directeur de la CIA John Brennan (au centre), en présence de son chef de cabinet Denis McDonough (vu de dos) à la Maison Blanche, le 10 mai 2013.

(New York, le 9 décembre 2014) – Human Rights Watch est en train d'étudier la synthèse éditée  (528 pages) du rapport du Sénat américain sur le programme de détention et d'interrogatoire de l'Agence centrale de renseignement (Central Intelligence Agency, CIA). La Commission du renseignement du Sénat a rendu public ce document de synthèse le 9 décembre, mais le rapport complet, beaucoup plus long, est toujours classé secret.

« La synthèse du rapport du Sénat devrait permettre de rejeter une fois pour toutes les démentis de la CIA selon lesquels elle n'a jamais eu recours à la torture, pratique criminelle qui ne doit jamais être justifiée », a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. « Le rapport démontre que les multiples affirmations selon lesquelles de mauvais traitements étaient nécessaires pour la protection des Américains relèvent de la pure fiction. »

L'administration du président Obama a mis fin à de nombreuses pratiques abusives évoquées dans la synthèse du rapport, a souligné Human Rights Watch.

« À moins que cet important processus de transparence ne conduise à des poursuites judiciaires à l'encontre des responsables, la torture demeurera une ‘option politique’ pour les futurs présidents », a toutefois averti Kenneth Roth.

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Les États-Unis et la torture : Une approche teintée d’hypocrisie (en anglais)

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Commentaire de Kenneth Roth (vidéo) :

Interview de Jean-Marie Fardeau sur Europe 1 (10.12.14) :

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