Des vendeuses de rue (dénommées « zungueiras ») quittent précipitamment un quartier de la capitale d’Angola, Luanda, le 15 septembre 2013, suite à l’arrivée subite de policiers en civil venus afin de les chasser, voire de leur extorquer de l’argent.

© 2013 Coque Mukuta

(Johannesburg , le 30 septembre 2013) - Les policiers angolais soumettent régulièrement des vendeurs de rue à des mauvais traitements et à l’extorsion lors d’«opérations de nettoyage» menées dans la capitale, Luanda, selon un nouveau rapport de Human Rights Watch publié aujourd'hui .

Le rapport de 38 pages, intitulé « ‘Take That Filth Away’: Police Violence Against Street Vendors in Angola »   (« Retirez ces ordures : Violences policières contre des vendeurs de rue en Angola »), décrit la façon dont des policiers et des inspecteurs du gouvernement , souvent en tenue civil ne permettant pas de les identifier, maltraitent les vendeurs de rue - y compris des femmes accompagnées de leurs enfants - lors d’opérations visant à les contraindre à quitter les lieux.

Human Rights Watch a recueilli les témoignages de 73 vendeurs de rue à Luanda, qui ont décrit la manière dont la police a saisi leurs biens, leur a extorqué de l’argent, les a menacés d'emprisonnement, et dans certains cas les a arrêtés. Ces exactions ont generalement été commises en toute impunité

« Chaque jour, des policiers brutalisent et dépouillent des marchands de rue, au vu et au su de tous, et personne ne réagit », a déclaré Leslie Lefkow , directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch.

Le gouvernement devrait immédiatement et publiquement ordonnerà la police de mettre fin à ces violences, et veiller à ce que toute opération visant le départ de certains vendeurs de rue soit menée par des officiers professionnels en pleine conformité avec la loi, a souligné Human Rights Watch .

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