Amal Mohamed B'ayou, une candidate indépendante aux élections parlementaires tenues en Libye le 7 juillet 2012, distribue des tracts électoraux à proximité du palais de justice de Benghazi à la veille du scrutin.

© 2012 Samer Muscati/Human Rights Watch

(Tripoli, le 27 mai 2013) - Les autorités libyennes devraient saisir une occasion historique de promouvoir et protéger les droits des femmes alors que le pays continue d’émerger de quatre décennies de dictature, a déclaré Human Rights Watch dans un nouveau rapport publié aujourd'hui.

Le parlement, le gouvernement et d'autres organismes devraient s'assurer que les femmes puissent participer activement et sur un pied d’égalité avec les hommes à la rédaction de la nouvelle constitution, ainsi qu’aux réformes législatives qui affecteront leur vie, selon Human Rights Watch.

« Les femmes libyennes se trouvent à un moment charnière de  l'histoire de leur pays, marqué par la rédaction d'une nouvelle constitution et le début de réformes législatives », a observé Liesl Gerntholtz, directrice de la division Droits des femmes à Human Rights Watch. « Si la Libye manque cette occasion pour jeter les bases juridiques requises pour faire avancer les droits des femmes, ceci pourrait mener à des violations graves pour des années à venir. »

Le rapport de 40 pages, intitulé « A Revolution for All: Women’s Rights in the New Libya » (« Une révolution pour tous et pour toutes : Les droits des femmes dans la nouvelle Libye »), décrit les mesures clés que la Libye devrait prendre pour mettre fin à toute forme de discrimination fondée sur le sexe dans ses lois et dans la pratique, et se conformer ainsi à ses obligations en vertu du droit international.

Le rapport appelle le Congrès national général – le parlement libyen - à s’assurer que les femmes puissent participer sur un pied d'égalité avec les hommes dans le processus de rédaction de la Constitution, notamment par le biais de l'Assemblée constituante chargée d'élaborer le projet.

« La révolution a été un tremblement de terre en ce qui concerne le statut culturel des femmes en Libye », a déclaré Iman Bugaighis, une militante des droits humains à Benghazi. « Nous ne voulons pas perdre les avancées que nous avons déjà pu obtenir, en tant que femmes libyennes. »

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