La présidente de la Commission du renseignement du Sénat, Dianne Feinstein (D-CA) et le vice-président de la Commission Saxby Chambliss (R-GA), lors d'une conférence de presse à Washington au sujet d’un nouveau rapport sur les activités de la CIA, le 15 novembre 2012.

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(Washington, le 14 décembre 2012) - La Commission de renseignement du Sénat américain (Senate Intelligence Committee) a achevé son rapport très attendu sur le programme de détentions secrètes et d’interrogatoires mis en place par la CIA suite aux attentats du 11 septembre 2001. Adopté par la commission du Sénat le 13 décembre 2012, ce rapport contient des informations importantes sur l'utilisation et l'inefficacité de la torture, et devrait être rapidement déclassifié et rendu public selon Human Rights Watch.

« Le rapport du Sénat est d'une importance cruciale, compte tenu des nombreuses affirmations non corroborées selon lesquelles la torture aurait joué un rôle clé dans les succès enregistrés par les services de renseignement américains », a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. « Ce n’est qu’en garantissant la transparence et en comprenant les erreurs du passé que les responsables politiques pourront s’assurer que de telles mesures illégales et destructrices au nom de la sécurité nationale ne seront plus prises à l’avenir. »

La sénatrice Dianne Feinstein, présidente de la Commission de renseignement, a déclaré que le rapport de plus de 6.000 page est l'examen le plus complet et définitif du programme de la CIA. Elle a ajouté que le rapport réfute la thèse selon laquelle l'utilisation de techniques d'interrogatoire brutales aurait conduit à la collecte efficace de renseignements et au succès d’opérations importantes comme l’exécution d'Oussama Ben Laden.

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