Des habitants de la ville de Kano, dans le nord du Nigeria, devant le siège de la police en flammes, peu après un attentat à la bombe commis le 20 janvier 2012.

© 2012 Reuters

(Abuja, le 24 janvier 2012) - La campagne de violence menée par le groupe islamiste militant Boko Haram, notamment les attaques contre des églises et les attentats-suicides qui ont fait au moins 253 morts dans les trois premières semaines de 2012, constitue une atteinte indéfendable au droit à la vie humaine, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les attaques perpétrées le 20 janvier dans la ville de Kano, dans le nord du pays, ont causé la mort d’au moins 185 policiers et habitants, ce qui constitue le nombre de victimes le plus élevé en une seule journée depuis le début de la campagne violente de Boko Haram en juillet 2009. Plus de 935 personnes ont été tuées lors d’environ 164 attaques que ce groupe est soupçonné d’avoir commises depuis juillet 2009, a ajouté Human Rights Watch.

Le groupe a revendiqué la responsabilité d’attentats à la bombe perpétrés contre des églises, des postes de police, des installations militaires, des banques et des bistrots dans le nord du Nigeria, ainsi que contre le siège des Nations Unies et celui de la police à Abuja, la capitale du pays. Des membres présumés de Boko Haram, souvent à moto et armés de fusils Kalachnikov dissimulés sous leurs habits, ont abattu de nombreux fidèles chrétiens, des policiers et des soldats, et assassiné des responsables politiques locaux, des leaders communautaires et des chefs religieux islamiques qui s'opposent au groupe.

« Les attaques perpétrées par Boko Haram témoignent d’un mépris flagrant et absolu pour la vie humaine », a déclaré Corinne Dufka, chercheuse senior sur l’Afrique de l'Ouest à Human Rights Watch. « Les autorités nigérianes doivent mettre un terme à cette campagne de terreur et traduire en justice toute personne ayant planifié ou commis ces crimes répréhensibles. »

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